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 I'm back (Karel & Pan)

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Naela
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MessageSujet: I'm back (Karel & Pan)   Jeu 8 Juin - 10:13

I'm back..
Karel & Pan


Mon thème
   Tu viens d'ouvrir tes yeux, tu te sens plutôt bien aujourd'hui. C'est rare, si rare que tu ne souffres pas, peut-être un signe du destin. Aujourd'hui, tu dois te lever, tu dois continuer de te battre au maximum. Tu espères croiser dans ces longs couloirs blancs des visages qui ne te sont pas inconnus. Tu te souviens d'ailleurs de cette petite asiatique qui a était là pour toi, elle à était la pour toi au tout début, puis tu as était libéré de la maladie pour être repris plus violemment. Qu'es que des quelques moments de souffrances contre les moments en plus avec les gens que tu aimes ? Pour toi, ces moments méritent d'être protégé, garder. Même contre la douleur.

Tu te lèves doucement de ton lit, tes cheveux roux n'en faisant qu'à leur tête sont déjà tout emmêler, puis tu t'en fous, après tout, tu n'es pas ici pour être beau, tu es ici pour être vivant, rester vivant. Tu tiens entre tes mains la barre ou se trouve ta poche d'air qui t'aide à respirer, tu te rend dans le couloir, tu observe les noms sur les portes, les visages des patients dont la porte est ouverte. Les numéros des chambres défilent, te voilà en face de celle de Pan, cette Asiatique au sourire sans bornes. Tu toque, doucement pour ne pas surprendre la demoiselle, tu appuies sur la poignée et tu ouvres la porte qui vous sépare. Tu entre lentement dans la chambre, tu te tournes dos à elle pour fermer la porte.

Un sourire s'invite sur ton visage, tu aimes sourire. Tu te souviens des fois où elle venait à ta rencontre, qu'elle te parlait durant des heures, qu'elle riait parfois. Tu te souviens du bien que te procurer la présence d'une personne si différente, tu te souviens de cette fille pleine de joie, pleine de courage. Quelque part, cette fille est un peu comme toi, toi qui souris pour un jour de nouveau, pour une minute de plus, pour tout ce que les autres ne considèrent pas comme de la chance.

Tu te retournes et puis tu la regardes, tu lui souris derrière ton masque d'oxygène, pas un sourire triste que donnent les infirmières, ni ceux qu'offrent les parents, un vrai sourire, un vrai de vrai. Tu t’assois sur le bord de son lit et fais signe d'un coucou. Tu ne parle jamais énormément, tes mots et tes sentiments passent par tes yeux, tes gestes, tout ce que beaucoup ne regardent pas, mais elle, elle regarde. Elle fait attention à toi. Tu fais aussi attention à elle, pas à elle malade, juste à elle. Parce que tu sais que deux malades ne font plus attention à ça, deux malades savent que ce n'est pas la peine. Tu soulèves doucement le masque qui te serre d’oxygène, ce masque de survie.

- Excuse-moi, je suis parti sans prévenir, mais je n'ai pas eu le temps de venir te le dire. A présent, je suis de retour, j'espère que tu ne m'en veux pas trop.

Tu t'excuses, tu le fais parce que tu sais que c'est mieux, qu'il le faut. Tu le fais parce qu'elle ne méritait pas que tu partes soudainement, qu'elle puisse penser que tu es mort ou que tu sois parti ailleurs, peut-être même autre chose. Bref, tu t'en veux, tu espères qu'elle ne sera pas fâchée. Tu remets ton masque de survie, tu observes la jeune asiatique, elle te rappelle parfois ta sœur, dans ça façon d'être, dans cette manière de survivre, de pousser les autres à vivre mieux, à aider son prochain. Ta sœur, elle est comme ça, elle t'aide tout le temps, elle te remonte le moral lors de tes très peu coup de barre. Parce que ta sœur, elle t'aime et elle te le montre. Toi, tu ne lui montres pas autant, tu regrettes de ne pas lui montrer autant, la prochaine fois, tu lui montreras.

Tu observes la rouquine et poses ta main sur sa tête, tu emmêles lentement ces cheveux. Tu agis avec elle comme si elle était de ta famille, vous ne vous connaissez pourtant que très peu, mais entre patients mourant les liens parfois se tisse sans que nous ayons le temps de dire « Je suis vivant ». Parce qu'on sait, on sait que la vie ne tient qu'à un fils, que la vie, elle est parfois très courte. On en a déjà vu partir, des personnes plus fragiles, plus malade. On sait tous que nous finirons par trépasser. Tu ne lui demanderas pas comment elle se sent, c'est mauvais de poser cette question, c'est gênant de savoir que la réponse est souvent pour soulager l'autre, donc simplement, tu juges par toi-même de son état. Son regard, sa tenue, les soins qu'elle a. La vie n'est pas forcément juste avec tout le monde, mais nous ne sommes même pas les plus à plaindre, ceux qui restent souffrent beaucoup plus longtemps que ceux qui s'en vont.  


 
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