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 I'm Ok. ( Leolhia & Karel )

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Naela
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MessageSujet: I'm Ok. ( Leolhia & Karel )   Lun 12 Juin - 18:52


I'm ok.
Leolhia & Karel

Une nouvelle journée débute, une journée comme les autres ou heureusement, tu es encore vivant. Tu aurais aimé dire « Encore un jour ou je respire » mais malheureusement tu ne respire plus de toi même, tu es branché à se mask d'oxygène, se masque de survie. Tu espères qu'il te tiendra le plus longtemps possible en vie. Ces derniers jours, tu ne vas pas bien, encore moins bien que mal. Tu ne peux pas retirer ton masque plus d'une minute sans suffoquer du manque d'air qui pourtant est bien là, l'air est la pour les autres, mais pour toi, il n'est plus. Tes poumons t'avertissent que c'est la fin, que ta vie est comme une cigarette qui est consumée jusqu'au filtre. Un greffe te sauvera quelque temps, jusqu'à ce que tes poumons ne se dégradent une nouvelle fois et que la suite de la maladie ne viennent t'arracher la vie. Ta vie, tu tiens à cette dernière, tu aimes pouvoir te réveiller chaque jour, même si ce n'est pour rien faire.

Alors tu profites, tu profites de chaque instant comme étant ce qu'il est sûrement : le derniers. Tu te redresses de ton lit, tu attrapes la perche qui maintient ton oxygène, tu t'en sers comme cane, comme maintien. Tu te rends dans les couloirs, tu déambules avec se sourire de vivant, celui qui dit « Aujourd'hui encore, j'ai était plus fort. » Tu as raison, tu es fort. Tu es si fort que la vie dure encore et que la douleur ne te rend pas pessimiste.

En marchant du couloir jusqu'au grand hall, tu aperçois Leolhia. Elle est une de tes premières rencontres ici, une jeune fille malade, une jeune fille effacée de tout avenir. C'est malheureux et pourtant, tu trouves encore des raisons pour elle de se battre. Après tout, tu l'apprécies, tu n'aimerais pas la voir être enterrée, ni brûler, ni rien. Tu veux la voir vivante, souriante et pleine de vie. La vie que l'on vous vole, la vie qui n'est pas à vous. Tu ne l'as pas vue depuis quelques jours, à ce moment là, tu allais bien, tu allais mieux. Puis aujourd'hui la descente avait frappé. Toucher de pleins fouets tes poumons, tuer l'espoir de tes parents, bousiller le sourire de ta sœur, mais le tien... Le tien, tu ne le perdras pas ! Tu n'es pas de ceux qui abandonnent, tu es de ceux qui espèrent, qui crois.

Tu fais un signe de la main à la demoiselle, tu lui souris derrière ton masque, tu lui tendrais presque les bras si tu n'avais pas peur de ne pas tenir sur tes jambes. Tu es comme ça, expressif, gentil, ouvert. Tu aimes le monde et le monde ne te le rend pas, pourtant putain que tu l'aimes. Tu la regarde se rapprocher de toi, tu ne sais plus vraiment si c'est elle qui avance ou toi, tu lui tapote la tête, tu agis avec elle comme tu agis avec ta sœur, tes amis quand tu en avais. Tu es le genre doux et sage. Tu n'as de toute façon pas le choix, tes poumons n'accepteraient pas que tu te rebelles, que tu jouisses de la vie.


Tu pointes du doigt les chaises de la salle d'attente, tu penses qu'elle comprend que tu ne puisses pas parler. Tu t'en vas doucement t'asseoir et la laisse se rapprocher. Tu ne la trouves pas très en forme, ce n'est peut-être qu'une impression. Dans tous les cas entre malades, on évite souvent d'en parler, cela ne sert pas à grand chose puis il y a des choses beaucoup plus intéressante que de savoir « vas-tu bientôt mourir ? » Surtout que tu l'aimes bien, tu ne veux pas t’inquiétai. C'est égoïste ? Sûrement que oui, tu en es désolé.

Une fois assis et a respiration plus ou moins stable, tu souris légèrement et soulève doucement ton masque pour seulement te saluer, puis tu replace le masque, tu regarde la jeune femme, tu attend qu'elle te parle, elle sait sûrement qu'elle peut tout de dire, que tu essayeras de lui faire voir la vie d'une façon meilleur. Tu essayeras jusqu'à ne plus arriver à la voir belle, la vie.

Comme chaque jour, tes cheveux sont in-coiffé, tes yeux noisette sont sombre et marqué de cerne. La tenue de l'hôpital qui est ouverte sur l'arrière est cachée par une robe de chambre, de toute façon, tu n'es pas ici pour être beau. La tenue de l'hôpital qui est ouverte sur l'arrière est cachée par une robe de chambre, de toute façon, tu n'es pas ici pour être beau. TU es ici pour survivre à la vie mortelle.  
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Leolhia
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MessageSujet: Re: I'm Ok. ( Leolhia & Karel )   Ven 23 Juin - 10:24

Une journée à se battre contre soi-même. Le ventre déjà tordu par la faim. Le ventre tordu par la restriction. Le ventre tordu par la haine. La haine de se détester soi-même. La haine à tel point qu'il fallait se détruire. Mes mains en tremblent. Mes mains tremblent de terreur. La terreur de perdre le contrôle. Perdre le contrôle en avalant quelque chose et que ça dégénère. Alors, il ne fallait rien toucher.
Rien toucher et se mordre les doigts. Se mordre les doigts en tournant et en se retournant dans le lit.
Tu es faible Leo, tu vas faillir Leo. Voilà, que tu te lèves et que tu vas vers la cuisine. Tu ouvres la porte du frigidaire. Tu regardes le contenu. Et puis tu la refermes.
Voilà ce qu'on appelle du contrôle. Ne pas céder. Ne pas céder à l'appel inhumain de la bouffe. De la bouffe cette ennemie mortelle. Cette ennemie qui pourtant devrait être ton amie. La bouffe te permet de vivre mais pourtant toi tu la renies. Tu la renies parce que justement elle est essentielle à ta vie. Tu n'as pas besoin de cet élément essentiel. Tu ne le mérites pas. Tu es mauvaise, tu ne le mérites.
Alors, tu te prépares un café. Machinalement. Sale habitude. Sale habitude que tu perdures. En attendant, tu sors sur ton balcon et tu respires.
Ce n'est qu'une question d'évitement. S'éloigner de ce qui fait mal. S'éloigner pour pouvoir se re-concentrer. Et puis, mes mains allument une clope. Puis une deuxième. Jusqu'à m'en cramer la bouche, je continue. Je m'enfume. Parce que la cigarette à cet effet: couper l'appétit. Et pourtant, l'idée de tout avaler perdure.
Alors, je retourne prendre mon café. Je l'avale en deux-deux. Histoire d'anesthésier cette faim qui perdure. Ou plutôt cette envie de manger qui perdure. Impossible à faire passer cette conne. Connasse, va crever en enfer.
Va crever profondément dans les entrailles brûlantes de l'enfer.
Rien ne fait passer cette envie de se faire du mal. Et pourtant je ne veux pas.
Je ne veux pas craquer. Je ne veux pas, pas aujourd'hui. Un jour sans manger c'était bien, c'était trop beau. Une journée sans vomir, c'était reposant et je ne voulais pas. Je ne voulais pas faire ça. Alors, je prends une décision. Je m'en vais. Je prends mes clics et mes clacs et je me barre. Je n'oublie pas mon sac,
mes cigarettes, ma clope électronique, mes clés. Je prends tout et je me tire.
Loin d'ici. Loin de ce trou qui me perdra. Je me tire mais où ? Je réfléchis une paire de minutes. Et je soupire.
La maladie m'isole et je n'ai personne. Je n'ai personne hormis l'hôpital.
Alors, je m'y rends en espérant juste échapper au piège de la crise de boulimie.
Je marche. Quinze puis vingt minutes avant d'arriver. Le grand hall. Ce grand hall que tu connais. Ce grand hall que tu as arpenté tant de fois armé d'une perfusion ou de ta sonde naso-gastrique. Le voilà ce grand hall. Ce grand hall où tu te réfugies dès qu'il y a un soucis. Tu te prends un autre café aux machines toujours postées là. Le plus grand forcément. Le plus cher mais tu t'en fous. Tout ce que tu veux c'est te bourrer l'estomac de tout sauf de nourriture. Et puis, une fois que ceci est fait, je m'éloigne et m'assois. Je m'assois pensive. Il est très peu probable de croiser une âme connue, une âme qui t'aide.
Puis, le voilà avec ses longs cheveux et son masque à oxygène. Ton coeur se serre. Il a l'air si faible. Il te voit. Tu lui souris à peine. Ce n'est pas l'envie qui manque. C'est la force de le faire qui se fait la malle. Elle n'est plus là la force.
Et pourtant, lui, Karel, il est toujours debout. Il n'a presque plus la force mais il est toujours là. Heureusement pour toi. Karel c'est une bouffée d'oxygène.
Même si lui en a besoin. Tu as aussi besoin de lui. Une bouffé d'oxygène,
c'est vraiment le mot. Tu le regardes. Pas de haut en bas comme le font les gens aux alentours. Tu le regardes et tu l'admires. Tu l'admires pour ce qu'il fait: se tenir debout malgré tout. Tu l'admires pour ce qu'il est: toujours optimiste malgré les circonstances. Malgré sa maladie de merde. " Chienne de vie. " Ces mots, ils sont plus pour lui que pour toi. Pourquoi la vie s'acharne sur lui ? Pourquoi je me complique la vie pour si peu ? Pour une question de nourriture. " Karel, j'en peux plus... Je, j'ai failli faire une connerie alors je suis venue et.... " Tes mots sont brouillons. Ils sortent comme ils peuvent de ta bouche. Tu es presque à bout de souffle. Comme ce pauvre Karel avec son masque à oxygène. " J'en ai marre. J'en ai marre de tout. J'aimerais que tout se finisse. " Tu ne te rends plus compte de ce que tu dis ma pauvre. Tu ne sais pas si tu parles de guérison ou de suicide.
Parce que tout est embrouillé dans ta tête. Tout s'emmêle. Et je crois que je n'attends que Karel pour remettre de l'ordre dans ces idées. Pour te donner une bouffée d'oxygène.
Une bouffée d'espoir parmi tant d'autres choses.
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Naela
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MessageSujet: Re: I'm Ok. ( Leolhia & Karel )   Dim 25 Juin - 22:30


I'm ok.
Leolhia & Karel

Elle réagit enfin à ta venue, elle semble presque surprise de croiser quelqu’un qu’elle connaît, son regard, c’est le regard des gens qui ont le cœur qui blessent, peut-être que de te voir comme ça, ça lui fait ça. Peut-être que d’une façon ça la touche plus qu’elle n’aurait voulu. Tu sais comme ça fait peur, comme ça déchire. Elle te sourit, pas un grand sourire, mais un sourire et c’est déjà pas mal. Tu aimerais tellement être plus fort, plus fort pour qu’elles se disent « rien n’est fini, tout continu » mais tu n’es pas fort, tout ne continue pas, tout ce fini et ce n’est que le début d’une fin qui se rapproche de plus en plus. Tu ne veux pas te l’avouer, tu préfères te dire que demain peut-être tout ira mieux, qu’il faut voir les choses positivement, tu le fais sans arrêt, tu crois à tes propres espérances, tu l’es fait devenir réelle.

Elle te fixe, son regard est différent des autres, elle n’est pas comme tout le monde, tu le sais, tu l’as toujours sus d’ailleurs. Son regard fait dériver le tien, tu es du genre timide parfois, surtout quand tu te sens incroyablement faible. Tu es faible, physiquement, moralement par contre tu es bien loin de la faiblesse de ton corps épuisé. « Ce n’est pas toi qui meurt, mais ton corps », c’est ce que tu as dit à Loup, Loup le garçon au hématome au co(eu)orps. Leolhia, elle s’est le genre à avoir était forte trop longtemps, mais qui à besoin qu’on l’aide à être forte. Tu comprends ça, tu as toujours besoin qu’on reste prêt de toi pour rester vivant.


« Chienne de vie. » Ce sont les premiers mots qu’elle t’adresse après les mots du regard, ça ne t’étonne pas, tu commences à t’y faire, à te faire à elle. C’est troublant et effrayant d’ailleurs. L’attachement à quelque chose de beau et d’effroyable en même temps. Un mixte qui devient vital au fil des années. Quand on n'a pas cette jolie peur, il est difficile de trouver une raison de vivre. Tu attrapes ton masque pour le soulever, tu sais que tu ne tiens que très peu sans lui. Avant que tu ne puisses t’exprimer, elle poursuit, alors tu remets ton masque pour ne pas perdre inutilement de l’air, ni des secondes de ta vie. Ta vie qui s’écourte déjà suffisamment. « Karel, j'en peux plus... Je, j'ai failli faire une connerie alors je suis venue et...» Elle reprend après cette pose oxygène. « J'en ai marre. J'en ai marre de tout. J'aimerais que tout se finisse. »

C’est au tour de Leolhia de ne plus suivre le rythme de ses poumons, elle se sent sûrement comme toi au quotidien, tu lui prêterais bien ton masque si tu n’avais pas peur qu’elle se vexe, ou que ce ne soit pas bon pour elle. Tu lui fais signe avec tes mains « calmes toi » des mots silencieux, suivis d’un frottement sur son dos de la pomme de ta main, ta grande main de grand frère, de fils, d’homme. Un geste doux et calme, un geste qui demande à être rassurant. Tu enlèves ton masque, cette fois, tu parleras, tu lui feras signe de « deux minutes » le temps que tu puisses reprendre un souffle entre chaque mot de trop.

- Tu as bien fait, d’être venue... Tu es forte, continue à l’être.


Des mots bateaux, des gestes qui parlent d’avantage. Tu inspires, expires, tu manques d’air, mais tu tentes de libérer une autre phrase, même si ça fait mal, même si c’est un bout de ta vie qui s’évade avec cette phrase.

- C’est normal, tu sais.. ? Que tu en as marre, que tu veuilles que ça se finisse... Mais penses que demain... Demain seras un autre jour, peut-être pas plus simple, mais une nouvelle... Chance. Une chance d’un jour de plus, une chance.


Ta vision trop belle de la vie, ta vision à toi du monde et de ces chances, de ces jours. Pour toi vivre jusqu’à demain est une chance, vivre un jour, deux heures, un an, c’est une chance. Mourir et abandonner ça ce ne sont que des pièges créés par l’homme. Aucun animal n’abandonne la vie quand celle-ci est trop compliquée... Ah moins d’être déjà mort. Mais elle, elle n’a rien de mort, elle est suffisamment vivante pour dire des gros mots, pour réfléchir à ce qu’elle voudrait : que ça s’arrête. Tu espères qu’elle ne parle pas de la vie, tu passes ton bras sur ces épaules et tu la rapproches de toi, comme tu le fait avec ta sœur, ta petite sœur, la grincheuse obstinée. Tu remets ton masque de vie, tu la regardes un peu, tu espères qu’elle se sentira mieux, tu sais que ce n’est pas si simple, mais tu espères pourtant si fort.
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