AccueilAccueil  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



Partagez | 
 

 you can begin to feel your own existence

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Pan
avatar

mots : 42

MessageSujet: you can begin to feel your own existence   Dim 4 Juin - 22:45


pandora, james

dossier médical

19 ans // leucémie

nom complet : pandora eleanor james
sexe : féminin
date de naissance : 14 mai 1998
lieu de naissance : bristol
pays de naissance : grande-bretagne
quelques traits de caractères : douce, souriante, protectrice, impatiente, capricieuse, drôle, calme, diplomate, pessimiste, jalouse
numéro d'urgence : tes parents, mais ils ne viennent quasiment plus
c'qu'il y avait dans tes poches : un bonbon, ton portable, des vieux tickets de caisse, quelques pièces de monnaie

jolis mots
ici, tu connais pas mal de monde, pan. t'es là depuis tellement longtemps, en même temps. avant, t'avais l'habitude de te promener dans les couloirs, d'aller taper la causette aux infirmières et aux docteurs, à d'autres patients ou même aux visiteurs inquiets qui passaient. t'allais dans d'autres services quand on ne te surveillait pas. les urgences, c'était l'endroit que tu préférais. c'était pas toujours beau à voir, mais y avait l’effervescence, les gens étaient là, actifs, présents, alertes. pour une fois, tu pouvais aider, à la place d'être aidée, ça faisait du bien. t'allais parler à des parents aux regards brisés pour les rassurer, tu tenais les mains tremblantes, t'étais l'épaule sur laquelle ils pouvaient se poser pendant un court instant. t'apportais du café, le sourire aux lèvres, trop heureuse de pouvoir faire quelque chose pour soulager quelqu'un, n'importe qui.

t'étais comme le gentil fantôme de l'hôpital, une sorte de casper. toujours à être là où tu ne devais pas, toujours à offrir ton sourire à quiconque le voudra. t'es pas assez courageuse pour sourire pour toi, pan, alors tu souris pour les autres. t'es pas sûre qu'ils soient cent pour cents sincères, tes sourires, mais c'est mieux que rien, pas vrai ? enfin, c'est ce que tu te disais tous les matins. tu te disais que t'illuminerais l'hôpital d'un sourire tous les jours. tu voulais trouver du courage en encourageant les autres. t'es pas certaine que ça a du sens, mais ça en avait, à un moment. alors tu donnes le tien, de sourire. ou plutôt, tu donnais.

aujourd'hui, t'as plus trop l'occasion de le donner. t'es trop fatiguée pour ça, pandora. t'as plus la même force pour aller vadrouiller, flotter dans cet immeuble qui te sert de maison depuis presque huit mois, maintenant. tu restes dans ta chambre. et dans tes bons jours, tu te faufiles dans l'embrasure des portes presque fermées pour t'aventurer aussi loin que tu pourras avant qu'on ne te rattrape. voilà, (essayer de) (sur)vivre dans l'hôpital, c'est ton aventure de tous les jours. c'est triste, hein ? mais tant pis, tu souris quand même. parce que putain, c'est tout ce qu'il te reste.

même tes parents, ils ne te restent pas. papa et maman venaient te voir. et puis, c'était juste papa. parce que maman n'en pouvait plus de te voir dans un état pareil. (comme si tu l'avais demandé, toi, cet état-là.) elle donnait des cartes que papa devait te donner en main propre. et papa prenait des photos de toi qu'il lui montrerait à la maison. mais t'as bien vu, son regard triste, à ton père, chaque fois qu'il baisse les yeux vers l'écran de son appareil après que le flash se soit déclenché. t'es mon petit soleil, qu'il te dit. mais toi, tu sais, pan, tu sais pertinemment que tu ne rayonnes plus.

papa a arrêté de venir aussi. ça fait deux mois. il parait qu'il est pris par le travail. alors il appelle tous les deux jours pour savoir comment tu vas, comment tu te sens et si tu manges bien. il te rappelle d'être gentille avec le personnel de l'hôpital, de bien suivre ton traitement et puis d'une voix tendre, il te promet de venir le weekend prochain. ça fait neuf weekends que tu attends, pandora. neuf. même s'il ne te voit pas, tu lui souris et d'un voix enjouée, tu lui réponds : oui, papa. je t'aime, à la semaine prochaine ! après avoir raccroché, tu soupires longuement. tous ces mensonges te fatiguent eux aussi. autant les tiens que les leurs.

on t'a qualifiée de "non répondant" et de "réfractaire" à la chimio intense. en gros, la chimiothérapie, ça fonctionne pas sur toi. on t'a enfermée pendant plus d'un mois dans une chambre spéciale, stérilisée, avec interdiction de quitter ta chambre pour souffrir pour rien. ton seul choix de survie, c'est la greffe de moelle. ça arrive pas trop souvent, pas encore en tout cas. mais tu penses avoir entendu deux médecins en parler devant la porte de ta chambre, va falloir augmenter les greffes. et c'est pas bon signe, pan, pas bon du tout. ça se trouve, tu tiendras pas un an, comme ils l'avaient dit au début. ça se trouve, t'auras jamais l'âge de boire légalement dans tous les pays du monde. enfin, bon, qu'est-ce que ça peut te foutre, pan ? t'as jamais bu de ta vie. ça se trouve, tu connaîtras jamais l'amour, le drame de ta vie. au fond, tu sais plus trop c'est quoi, vivre.
mais tu souris quand même.

tu souris.
tu souris.
tu souris.
tu souris.
tu souris.
tu souris.
tu pleures.
mais même quand tu pleures,
tu souris.




and every colour illuminates
pandora, c'était la gamine soleil qui rigolait vraiment pour rien. tu lui disais un mot au hasard et voilà, elle était pétée de rire. c'était la meuf qui voulait sauver le monde, elle savait pas trop comment, mais elle avait envie de rendre cette planète un peu mieux. pan, c'était la fille qui parlait pas trop d'elle, elle préférait écouter, épauler, accompagner. le genre à être au taquet si t'avais besoin d'aide à 3h54 du matin parce que t'avais besoin de te confier, le genre à te passer son sandwich si elle voit que t'as rien à bouffer, le genre à te faire passer avant elle, même si elle ne te connaissait pas parce qu'elle était gentille comme ça.

au fond, elle a pas tellement changé, mais quand la maladie lui est tombé dessus, son pessimisme a eu raison d'elle. elle veut pas l'avouer aux autres, ni à elle-même, d'ailleurs. donc elle continue à sourire bêtement, en disant qu'elle va bien. ça se trouve, avant de mourir, cette idiote, elle dira qu'elle va bien. elle a pas envie qu'on s'inquiète pour elle, elle déteste qu'on s'occupe d'elle, c'est pour ça qu'elle tente de fuir sa chambre autant que possible alors qu'elle sait très bien que n'importe quelle infection pourrait presque être fatale.

mais elle s'en fout, pan, elle s'inquiète pour les autres. elle préfère s'oublier. faire comme si elle n'était pas malade. mais elle évite quand même de sortir de l'hôpital. parce qu'elle a peur. elle est morte de trouille, la gamine. faut la comprendre, elle a plus rien à part ces murs blancs et tous ces gens qui l'abandonnent chaque soir pour retrouver leur famille. les autres patients qui retrouvent leur lit. elle, elle n'a rien alors elle sourit.


// pauline
âge : 21.
pays : belgique.
échelle de douleurs : 47.
t'aimes quoi dans la vie : la mer, les étoiles, la lune et le soleil, la musique, écrire, la pluie, la neige, dormir pendant un trajet en voiture, prendre le train, les chiens, le thé et plein d'autres choses encore.
dédi : à moi, à vous, aux vivants.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité

Invité

MessageSujet: Re: you can begin to feel your own existence   Dim 4 Juin - 22:48

J'vois que les étoiles ici, t'éblouis tout <3

Écris vite je veux lire,
(bienvenue)
Revenir en haut Aller en bas
Pan
avatar

mots : 42

MessageSujet: Re: you can begin to feel your own existence   Dim 4 Juin - 23:24

ptn la douceur, j'meurs I love you
(merci)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eden
avatar

mots : 42

MessageSujet: Re: you can begin to feel your own existence   Dim 4 Juin - 23:52

toute jolie
bienvenue sur le forum et n'hésite pas si tu as besoin d'aide
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
amyr
avatar

mots : 82

MessageSujet: Re: you can begin to feel your own existence   Dim 4 Juin - 23:58

t'es tellement belle
et ta fiche m'a grave donné des feels
je suis faible
bienvenue, je viendrai te quémander un lien
c'est trop touchant, trop vrai. I love you
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pan
avatar

mots : 42

MessageSujet: Re: you can begin to feel your own existence   Lun 5 Juin - 1:50

merci pour vos beaux mots, bordel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
max
avatar

mots : 62

MessageSujet: Re: you can begin to feel your own existence   Lun 5 Juin - 15:10

elle est toute douce ta petite
bienvenue
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pan
avatar

mots : 42

MessageSujet: Re: you can begin to feel your own existence   Lun 5 Juin - 15:39

merci
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eden
avatar

mots : 42

MessageSujet: Re: you can begin to feel your own existence   Lun 5 Juin - 16:30

c'est trop beau, pauvre pan
je te valide, c'est parfait
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pan
avatar

mots : 42

MessageSujet: Re: you can begin to feel your own existence   Lun 5 Juin - 16:33

merci, merci, merci I love you
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: you can begin to feel your own existence   

Revenir en haut Aller en bas
 
you can begin to feel your own existence
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» what about today and how do you feel now???
» quel "feel good" livre à me conseiller
» [Divertissement] Lyrics de vos chansons coup de <3.
» Little tips for a good Ramadan..
» tombe de Bégin Louis-Jacques- 7ème division.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
blouses 2 tendresse :: 2 :: pansés et panseurs :: patients enregistrés-
Sauter vers: