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 OCÉAN ROUGE (LIBRE)

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MessageSujet: OCÉAN ROUGE (LIBRE)   Jeu 8 Juin - 22:14

Loup comprend toujours pas pourquoi on continue de laisser les murs vierges,
pourquoi on laisse la douleur des patients retapisser les murs blancs.

Alors il fait un peu tache avec le bouquet de fleurs rouges dans ses mains. Sur tout ce fond de neige... c'est violent. Ça fait un peu comme dans Fargo, le film/la série, où y a des contrastes marquants entre le rouge et le blanc. Entre la neige et le sang.
Oui mais le paquet de végétaux, il a fait de son mieux pour bien le choisir. Quand il est passé à la boutique, il a pas su se décider sur quelle variété se jeter.
On lui a demandé "C'est pour qui?"
et il a répliqué "L'être aimé".
Quinze minutes après il sortait avec ces fleurs rouges contre sa poitrine.
Elles piquent pas, qu'on lui a dit. Mais elles faneront, s'il ne se dépêche pas de les livrer.
Il sait à qui il va les donner. Loup, après avoir salué, il les déposera dans le vase près de la fenêtre, changera l'eau avant sûrement, puis s'assoira près de Maman évidemment.

______________
__________
_____

L'hôpital se fait évier aujourd'hui. Le monde circule entre les couloirs, artères du bâtiment, se hâte pour remplir sa tâche. Et ça fait beaucoup... beaucoup de gens. Dans la nature, le loup se serait déjà caché dans les frondaisons à attendre que le troupeau de buffles soit passé. Mais là y a pas d'arbres derrière lequel bifurquer. Y a pas tout ça qu'on trouve dehors, qui permet de se protéger. Y a que le blanc des allées, même couleur depuis des années.
Et Loup il se trompe peut-être de corridor à emprunter. Il a pas bien regardé, sans doute, pour avoir emprunté le mauvais escalier. Ça fait déjà plusieurs étages qu'il monte (jamais l'ascenseur quand il apporte des fleurs), sans trouver jamais la porte qui le conduira au vase précieux auquel il mariera son cadeau écarlate.
Il fait un peu touriste, Loup. Et un peu animal sauvage, avec ses marques rouges sur les arcades sourcilières puis le haut de sa lippe. Les rares personnes qu'il croise encore à cet étage préfèrent regarder ailleurs, éviter la blessure qui ne se trouve pas déjà dans un lit d'hôpital.
"L'garçon il tient d'bout alors c'est qu'il va bien"
Ouais, ouais.
Mais en attendant Loup est perdu.

Perdu avec un bouquet en mains,
et rien pour lui montrer le chemin.
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jihane
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MessageSujet: Re: OCÉAN ROUGE (LIBRE)   Dim 11 Juin - 10:57

    « Elle vient juste d’être admise, elle a demandé à voir un psy. J’sais pas trop c’que ça vaut, mais je lui ai dis que tu passerais dans la semaine. De toute façon elle est là pour un moment. » Sur le palier de la porte de la salle de réunion, le chef de service termine sa phrase sans plus regarder Jihane. Avec ses doigts vieillis par l’âge, il s’applique à rouler entre le pouce et l’index un futur mégot de cigarette. Elle sait son avis sur sa fonction. Qu’elle sert pas a grand-chose d’autre qu’a se faire bien voir par les hautes institutions. Une psy ça sert à rien, ça soigne pas. C’est ce qu’il dit. Mais Jihane elle fait comme si elle n’entendais pas. Quand elle lui tend le dossier à la pochette cartonnée rouge, elle sourit et le remercie poliment. Elle est poli Jihane, et puis légère aussi. Alors quand il lui souffle un « A la prochaine hein. », elle s’envole, glisse le long du couloir. Elle n’aime pas vraiment ça, les réunions de service. Assise de son côté de la table, entre les infirmières et les médecins, elle griffonne des notes et surtout des dessins dans les bas de pages. Esprit volatile, elle écoute jusqu’à ce qu’autre chose capte son attention. Les réunions l’ennuies, et prennent beaucoup trop de temps sur son emploi du temps. Alors elle se presse à descendre l’escalier pour rejoindre son bureau, situé dans les étages inférieur, comme si on voulait pas qu’on la trouve. Elle pense à la pochette et a ce nouveau « dossier ». Elle pense à sa vie au dehors et aux courses qu’elle a a faire. Elle pense à sa mère qui doit passer le week-end prochain. Ca lui noue le ventre. Alors elle ne fait d’abord pas attention quand elle passe à côté du Loup. Elle le regard pourtant, croise même son regard, mais continue de descendre les marches suivantes avant de s’arrêter. Il monte vers les bureaux des soignants et elle ne l’a jamais vu jusqu’à maintenant. Drôle de visage blessé qui pourtant capte l’attention de Jihane. Elle s’arrête, un peu plus bas que lui, et se retourne pour accrocher son regard vagabond. « Vous cherchez quelque chose ? » qu’elle demande. Contre lui les fleurs dont la couleur vient sans appel rappeler les marches sur sa peau. Du rouge brûlant au milieu des murs aseptisés de l’hôpital. Immobile sur sa marche, Jihane sourit, accrochant ses doigts à sa pochette cartonnée. Du sang sur la neige immaculée.
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MessageSujet: Re: OCÉAN ROUGE (LIBRE)   Dim 11 Juin - 15:33

Il sait ce que ça fait. Quand quelqu'un passe à côté mais jamais ne s'arrête. C'est exactement ce qui vient de se passer: le parfum féminin recouvert d'une blouse blanche qui a traversé juste à côté de lui. Y a pas eu le moindre effleurement, le moindre Bonjour ou le moindre Au revoir. Mais il y a eut un regard, un regard qui est revenu après être parti. Et ça... c'est peut-être le meilleur signe de reconnaissance qu'on puisse lui faire.

Est-ce qu'il cherche quelque chose... La question fait son chemin, le perturbe un peu. Loup serre le bouquet qu'il a dans ses mains, comme si ça pouvait lui échapper. De quoi il a l'air? Avec sa figure abimée et son joli cadeau rouge tout contre lui.

"Oui. Oui, je cherche quelqu'un."

C'est une femme aux cheveux de blé. Elle a quelque chose d'un peu intimidant, même si elle se trouve quelques marches plus bas. Elle a le visage qui dit Je sais ce que je fais, et le visage qui dit aussi Je peux t'aider à trouver. Parce qu'elle lui sourit. Alors Loup quand il surprend ça, il se fait cette remarque, et cligne des yeux deux fois pour humidifier son flux de pensées un peu asséché.

"Mais je connais pas le numéro de sa chambre."

Parce que c'est devenu un réflexe d'aller la voir.

"J'ai son nom, vous sauriez m'aider? J'veux pas vous déranger."

Pourtant aujourd'hui il s'est trompé d'escalier. Comment ça se fait? Il se sent se dandiner un peu sur place, jambe droite puis jambe gauche pour appui. Loup il a hâte de pouvoir abandonner les roses près de sa bien aimée. C'est pour ça qu'il veut surtout pas qu'on lui dise que les visites c'est fermé.
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jihane
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MessageSujet: Re: OCÉAN ROUGE (LIBRE)   Dim 11 Juin - 20:14

    D’en bas elle voit les expressions se dessiner sur son visage. Elle voit ses yeux cligner au rythme de la lumière des néons, elle voit ses lèvres s’entre-ouvrir pour laisser passer l’air ou les mots. Elle voit ses doigts resserrés contre les tiges des fleurs aux pétales sanguines. Et Jihane qui fronce les sourcils, juste un instant, celui pour elle de se dire qu’elle n’a pas la connaissance des chambres, qu’elle n’y passe que très rarement. Mais elle ne sait pas dire non, bien qu’elle ne sache pas dire oui non plus. Elle ne sait pas demander de l’aide, même quand l’eau coule par dessus son front. Alors elle sourit de plus belle. « Je ne suis pas forcément la bonne personne pour vous indiquer une chambre mais… C’est quoi son nom ? A deux on devrait la trouver. » Alors elle s’accroupit dans l’escalier, et fait glisser de son dos le sac dans lequel elle garde les quelques informations importantes pour travailler. Des notes à elle pour la plus part, et le dossier remis par l’établissement à son arrivée, avec des numéro de téléphones, des horaires et des plans. Elle ignore si les gens de l’extérieur sont autorisés à rendez visites à leurs proches à cette heure. Il est peut être trop tôt ou trop tard, mais elle n’y pense pas. Il est là, lui debout avec ses fleurs contre la poitrine. Lui qu’elle pense venir de loin ou au moins d’ailleurs. Elle le regarde tout en cherchant du bout des doigts un plan de l’hôpital. « Voilà, je l’ai. » qu’elle murmure doucement. Elle déplie le plan tout en cherchant du doigts où ils se situent actuellement. C’est un casse tête. L’idéal pour une tête cassée. Alors Jihane se redresse, et glisse son sac en équilibre sur son épaule. Elle attends, elle l’attend lui. Qu’il veuille bien lui dire où ils vont. Elle a du temps et même sa vie à perdre. Si seulement il voulait bien lui dire ce qu’ils cherchent.
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MessageSujet: Re: OCÉAN ROUGE (LIBRE)   Lun 12 Juin - 22:37

Loup dès qu'il voit quelqu'un avec le pardessus un peu trop blanc, il peut pas s'empêcher de se dire que Oui, c'est un de ces docs qui va pouvoir lui dire où trouver tout ce qu'il veut. Parce qu'il fait pas vraiment la distinction entre ceux qui s'occupent des malades et des blessés pour de vrai, et ceux qui sont là mais œuvrent dans l'ombre, remplissent les tâches qu'on n'imagine même pas quand on est encore en état d'entrer et de sortir d'ici.
Il voit la petite plaquette épinglée au niveau de la poitrine féminine, mais d'ici il arrive pas à lire le nom ni la fonction. De toute façon c'est forcément quelqu'un qui sait lui dire où on est, hein?

Eh bah non.
Ce n'est "pas forcément la bonne personne", qu'elle lui dit. Et là, il y a le passage de la déception dans le regard du garçon. Elle sait pas non plus, la femme au visage qui dit plein de choses. Elle dit que finalement, faudra peut-être s'adresser à quelqu'un d'autre. En revanche il entend qu'elle est prête à lui consacrer un peu de son temps, s'il veut bien lui dire un nom. Son nom. Celui qu'il révèle à personne, Loup. Parce que ce serait comme mettre le label sur la raison de ses venues irrégulières, il pense. Lui qui cherche à dépersonnaliser un peu cet endroit trop blanc en évitant d'y apprendre des prénoms nouveaux, d'y retenir des chiffres et des maladies. Parce que Loup il croit qu'il pourrait finir par s'habituer à ces murs, et s'habituer à un hôpital, c'est pas normal quand on est qu'un simple vagabond comme lui.

"Marlène. Elle s'appelle Marlène. Pour le nom de famille c'est Kennedy."

Il sait pas si ça lui dit quoi que ce soit, à la femme drapée de blanc un peu grand pour elle. Des Kennedy on en croise partout, mais quand c'est marié à des lettres qui transpirent les terres françaises, ça parle moins.
Et elle lui tend le dépliant des lieux, après avoir écarté des affaires dans son sac qui a l'air de contenir tellement de choses. Sa vie, peut-être.

"Merci." (C't'un labyrinthe ce truc) (C'est quoi? y a des escaliers partout) "Je crois qu'on est là. Heu... Et je vois que j'devrais même pas être ici : j'cours vers l'étage du personnel."

Il se rend compte, alors y a un rire nerveux qui s'échappe, qui écrase la gêne. Du coup il se fait la réflexion qu'en face de lui, ben c'est une travailleuse du coin qui vient d'en haut. Que l'étage du personnel, c'est son étage à elle aussi. Alors il sait plus vraiment où se mettre, et cherche même à fuir dans le plan qui montre mille et quinze étages, sentant presque les roses faner pour lui.
"Ben oui Loup, tu t'es planté comme jamais"

"Faut que j'redescende. Excusez-moi, on peut prendre la porte, là? Ou ça mène chez vous aussi?

Du regard il montre la porte à demi close, postée à la naissance de l'escalier. Y a le ton simple de sa voix qui traduit l'ouverture, que si jamais la femme en blanc elle dit non, il se rebiffera pas. Pour cette fois.
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jihane
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MessageSujet: Re: OCÉAN ROUGE (LIBRE)   Mar 13 Juin - 20:27

    Marlène. C’est un joli prénom Marlène. Ca a quelque chose d’exotique, quelque chose de lointain. Comme une promesse d’ailleurs. Un instant elle s’accroche à son regard, puis à ses fleurs. Elle doit être belle Marlène, pour mériter l’attention d’un si beau bouquet. Et il doit l’aimer fort, pour se risquer si haut dans les étages, ses fleurs à la main. Elle trouve ça joli comme histoire. Le gars aux visage abîmé, perdu dans un escalier, un quête de l’être aimé. D’une certaine manière, ça lui donne encore plus envie de l’aider. Parce que Marlène a un joli prénom, et que Jihane elle, ça lui plaît ce genre d’histoire d’amour. Si tu savais Jihane. Si tu savais. Alors elle sort de sa poche son téléphone se service. Elle ne connaît pas de Kennedy, c’est un fait. En tout cas pas ici. Y avait bien une fille à l’époque du lycée, qui portait ce nom là. Le genre princesse. Le genre qui ne faisait pas attention au autre. Elle ne s’appelait pas Marlène. Pas assez française surement. Alors le téléphone au creux de la mein, ses doigts effleure les touches du combiné. Elle déteste le téléphone, elle déteste entendre des voix sans voir les visages. C’est tellement libre d’interprétation. Mais elle a dit qu’elle aiderait, ou si elle ne l’a pas dit, elle l’a laissé paraître. Alors rien de l’empêche en revanche de se renseigner. Mais il rit et elle redresse la tête, souriant a son tour en observant son doigts posé sur le plan « Le bâtiment est idéal pour se perdre, vous n’êtes sûrement pas le premier à arriver jusqu’ici. » D’un geste de la main, elle ramène ses cheveux vers l’arrière avant de les nouer en un chignon maladroit. En même temps, elle se lève, prend soin de glisser la lanière de son sac bien sur son épaule. « Vous venez souvent ici ? » qu’elle demande. Parce que Jihane elle est polie, que les relation humaine, c’est pas toujours son truc, mais que la politesse, ça oui, on lui a appris. Fille de bonne famille, faut dire qu’on lui a d’abord apprit à s’excuser pour sa présence, avant, bien avant d’apprendre à nouer des relations avec les gens. Alors elle sourit beaucoup pour faire semblant de savoir. Ca fait illusion. Et puis son regard suit la voix du garçon, de l’inconnu. Ses yeux tombent sur la porte, et elle fronce les sourcils. « Si je me trompe pas, c’est le local du personnel de sécurité. Vous pouvez aller vérifier mais… Je suis pas certaine que ce soit nécessaire. » A nouveau elle sourit, alors que le poids du téléphone dans sa main se fait ressentir à nouveau. Marlène. C’est vrai. Ils cherchent Marlène. « Les chambres sont à l’étage du dessus, il serait donc conseillé que nous descendions par l’escalier. » Elle marque un temps d’arrêt, effleure à nouveau les touches du combiné. « Vous me laissez deux minutes ? Je me renseigne sur le numéro de la chambre. » qu’elle dit dans un sourire, avant de descendre quelques marches et de coller le téléphone à son oreille. Quelques « hmmhmm, oui d’accord, ça marche. Merci. », et elle remonte. « On y va ? »
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MessageSujet: Re: OCÉAN ROUGE (LIBRE)   Mar 13 Juin - 22:44

Le boitier téléphonique, vite ! qu'elle a du se dire pour dégainer l'appareil du sac. Loup non plus, il y comprend pas grand-chose, à tous ces machins informatiques qui font des ondes et ça transmet les mots/les voix. C'est bizarre d'ailleurs, il pense, parce que c'est comme parler à du rien, entendre une voix mais on a pas de quoi sourire à l'autre vu qu'il se trouve pas en face. C'est peut-être pour ça qu'il y en a qui marchent pendant qu'ils sont au téléphone, qui font des gestes comme si c'était vrai. Pour se rassurer, par automatisme.
Mais Loup, il trouve ça quand même dingue aussi, de pouvoir dire Bonjour à quelqu'un qui se trouve peut-être à des milliers de kilomètres. Même s'il fait exprès de pas répondre au téléphone, de laisser quelqu'un d'autre le faire à sa place. Comme quelqu'un qui frappe à la porte, en fait. Loup il est constamment en mode répondeur, même en vrai.

Elle demande s'il est habitué aux escaliers de l'hôpital, aux murs blancs... et l'ironie de la question a quelque chose qui le met soudain mal à l'aise. "Oui, je viens souvent ici. Beaucoup trop." Mais il le dit pas parce qu'il sait très bien qu'il pourrait pas s'empêcher de le faire avec sa voix qui gronde le tonnerre, sa voix de Loup affamé qui s'acharne sur le premier lapin venu. Un lapin blanc devant lui.
Alors il se bride, se répète Non, retiens-toi.
Pression sur le bouquet de fleurs.

"Pas encore assez, je crois. Sinon... j'me perdrais pas comme ça."

L'humour, vite, l'humour ! qu'il a du se dire à son tour, comme pour le coup du téléphone. Parce que la plaisanterie elle lui sert aussi à cacher les sentiments un peu moins beaux, un peu moins joyeux.
Puis elle fait barrage, elle dit que la porte à côté elle mène chez elle aussi. Ah, bon... Loup n'ira pas alors. La sécurité ça l'intéresse pas (enfin, pas pour lui en tout cas). Il s'abstient, endort son envie d'aller regarder. Enfin, pour le moment. Peut-être qu'il ira, plus tard, quand il n'y aura personne pour lui dire Non et qu'il aura oublié, pour la sécurité. Du coup, son interlocutrice, elle lui conseille plutôt la façon à l'ancienne; les escaliers. Ceux sur lesquels ils sont déjà, c'est un bon début.

"Je... Oui."

Il allait répondre à la phrase qui porte sur les escaliers mais la femme en blanc a aussitôt enchaîné avec le besoin de temps pour se renseigner. Loup peut pas s'empêcher de penser qu'il y a un certain désir de contrôle qui émane d'elle, qu'elle tient à bien faire les choses, à se rendre utile. Et ça, rien que ça... Ben ça apporte un peu de chaleur à son cœur animal.

"J'vous suis, vous connaissez mieux qu'moi." (Presque-sourire) "Vous croyez qu'ils me laisseront aller la voir? Ils m'ont déjà fichu à la porte parce que c'était pas l'heure. Je sais pas, y a une heure pour voir ceux qu'on aime?"

En fait, la dernière phrase, c'est pour Loup, pas pour elle. Ce n'est pas non plus une question, puisqu'il connait déjà la réponse. Mais ça, il a pas pu retenir, Loup. Il l'a laissée s'échapper. L'heure d'aller voir ceux qu'on aime, c'est quand ces personnes allongées dans un linceul immaculé sont en état de voir des visages. Sinon, on ferme les rideaux, les portes, les lumières parfois. Et les murs blancs se font cages d'ébène.
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