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 crève pensée (libre)

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Doni
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mots : 63

MessageSujet: crève pensée (libre)   Mar 6 Juin - 23:13

    Il y a sa tête qui va exploser, la haine enveloppe son rêve et explose toute la noirceur du monde. Doni hurle, doni frappe son lit du poing sans s'arrêter. Il n'a plus conscience de rien, les pensées se plaisent à le narguer, obtenir toute son attention. Il a mal quelque part dans le torse, mais il ne sait pas exactement où, est-ce que c'est ce foie cassé qui lui renvoi sa douleur en miroir ? Il fait froid et pourtant il transpire doni, il se réveille en sursaut dans l'noir de sa chambre. Se précipiter sur le bouton du néon rouge qu'il vient allumer. Il savait que ce putain de numéro de cette porte lui donnerait un jour la nausée. Doni souffle, doni retire son tee-shirt et porte ses mains sur son front, essuie tant bien que mal la peine qui ruisselle sur ses tempes. Il est putain de seul dans cette chambre trop petite pour la haine qu'il transporte. Il a mal, passe du mauvais côté de la balance, veut oublier ce rêve immonde avant de tout faire valser.
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Pan
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MessageSujet: Re: crève pensée (libre)   Mer 7 Juin - 18:10

Dans le noir, les yeux rivés vers le haut, tu penses trop. Tu penses à la vie (ou plutôt celle que tu n'as pas) et tu penses à la mort (celle qui arrive trop rapidement). Tu penses que peut-être tu devrais tenter un truc de fou, t'enfuir, ne jamais revenir et mourir quelque part dans la nature. Peut-être près de la mer. Tu racontes n'importe quoi, Pan. T'as pas assez de cran pour ça. Tu secoues la tête de droite à gauche ; tu te berces d'illusions, tu rêves de choses qui sont bien trop grandes pour toi. Tu rêves trop.

T'oses regarder l'heure qu'affiche le réveil sur ta table de nuit. T'aurais pas du, tu sais que maintenant, ça va t'empêcher de dormir pour de bon. Tu soupires. Tu fais que des choix stupides dans ce semblant de vie. Enfin, il y a des choix que tu ne prends même pas toi-même, Pan. Âgée de dix-neuf ans, on te prend encore pour une enfant. Et toi, tu te laisses faire. Tu te laisses emporter par le courant. De toute façon, tu sais pas nager alors l'idée de nager à contre-courant, tu laisses tomber. Mais cette nuit, tu veux faire quelque chose pour toi, quelque chose que t'as encore jamais fait depuis que t'es coincée entre ces quatre murs blancs.

Tu poses délicatement tes pieds sur sol. T'aurais aimé bondir de ton lit, sauter sauvagement, mais t'as pas la force pour ça. Faudra se contenter du délicat. T'enfiles des chaussons et un peignoir avant d'entrouvrir la porte de ta chambre. Un regard à gauche, un regard à droite. Et hop, t'es dehors. Tu te faufiles comme une petite souris. T'as un sourire sur les lèvres, t'as l'impression d'être une espionne en mission. Légèrement accroupie, tu t'aventures dans ces couloirs que tu connais par cœur. T'as décidé d'aller sur le toit, d'aller admirer les étoiles, d'aller voir le levé du soleil. Y a ton palpitant qui s'excite. C'est nouveau tout ça pour toi.

Tu prends les escaliers, c'est plus discret, mais c'est plus fatiguant aussi. Un étage. Deux étages. Tu dois t'arrêter toutes les quatre marches pour faire une petite pause et souffler. Tu agrippes à la rampe comme si c'était ta vie. C'était sans doute une mauvaise idée, les escaliers. Comme d'habitude, que de mauvais choix. Oh et puis, tant pis pour le toit. Tu vas aller visiter l'étage suivant, t'y es jamais allée, ça sera quasiment pareil que le toit. (Enfin, t'essaies de t'en convaincre du moins.)

Tu passes la porte, le bureau à l'avant est vide. T'en profites pour continuer ta balade. T'as pas regardé le panneau, tu sais pas du tout ce qu'on traite par ici, mais ça a l'air calme. Du coin de l’œil, sur ta gauche, y a une lumière rouge qui attire ton regard. Tu regardes à travers le carreau de la porte. Y a un gars à l'intérieur, il retire son t-shirt. Tu t'accroupis devant la porte en étouffant un cri.
Tu sens que le feu te monter aux joues. T'es pas du genre à épier les gens, Pan. T'es pas comme ça, toi, c'est pas comme ça qu'on t'a élevée. Tu devrais partir et faire comme si tu n'avais rien vu. Alors tu te redresses doucement, tu ne peux pas t'empêcher de lancer un dernier regard.

Tes pieds ne bougent plus. Ce gars, tu le connais. Maintenant qu'il est face au carreau, tu le reconnais. Tu frappes deux petits coups à la porte et sans attendre de réponse, tu ouvres la porte. Un peu, au début, juste assez pour passer ta tête dans l’entrebâillement. D-Doni ? Tu faufiles le reste de ton corps dans la pièce en refermant la porte derrière toi. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Ça va ? Question stupide, Pan. Tu le vois qu'il ne va pas bien. Tu le connais pas très bien, Doni, à peine, en fait. Tu ne sais pas pourquoi t'es rentrée dans sa chambre sans sa permission, c'était pas très poli de ta part, mais maintenant que t'es là, ça serait con de partir comme une voleuse. Tu te rapproches de lui, lentement, t'as pas envie de le brusquer. Il a l'air d'un animal blessé et effrayé ... Doucement, tout doucement, t'oses poser ta main sur son front. T'écarquilles les yeux. T'es brûlant ...

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Doni
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MessageSujet: Re: crève pensée (libre)   Mer 7 Juin - 18:55


    Dans sa douleur, doni trépigne. Accroche ses mains dans ses cheveux, sa force le fuit à force de frapper sur l'oreiller. Il se tait, tout passe par ses pensées, il n'est plus celui de tous les jours, plus l'homme aux multiples filtres, c'est le démon en lui qui se présente cette nuit. Il n'entends plus rien, ne voit rien, ne distingue que ce néon rouge qui projète la lumière cinglante sur tous les murs. Doni veut tout et son contraire, que cette folie s'arrête, il a besoin de s'aérer, sortir d'ici, expier ses peines éprouvées. mais y'a personne d'autre que lui face à cette crise, pas âme qui vive, à croire que t'es le seul presque-greffé dans l'assemblée.

    Le corps tremblant, le regard fuyant, il ne remarque même pas qu'une ombre arrive près de lui, sans peur. La vue embuée, il finit par sentir une main sur son front. Y'a un doux parfum qui embaume ta chambre, la fraîcheur de la rosée. Mais il n'est pas habitué doni, les infirmières savent qu'elles ne doivent pas s'introduire ici dans ces moments là. Alors son geste est violent, instantané, ses doigts se ferment sur le poignet de la jeune femme, le regard noir, il tremble. ne fais pas ça doni regarde à travers elle, ne la voit pas, avant de réaliser ce qu'il est en train de lui faire. Ses pupilles rétrécissent, son souffle tente de ralentir grossièrement, c'est difficile. Il reconnaît pan, la frêle. Lâche son bras en clignant des yeux, pardon. Elle n'aurait jamais dû se trouver ici, pas dans sa chambre, pas la nuit. C'est pire la nuit. j'vais encore passer pour un taré putain la tête dans ses mains, il suffoque encore, il a mal, se fait mal.

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Pan
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MessageSujet: Re: crève pensée (libre)   Mer 7 Juin - 22:59

Ton visage se déforme sous la douleur. Tu t'y attendais pas, c'était tellement brusque, tellement violent. Il te relâche et s'excuse. Tu masses ton poignet endolori. Outch, vraiment ça a fait mal. Tu recules de quelques pas. T'as pas envie de lui montrer que t'as peur, mais c'est bien ce que tu ressens, là, maintenant. Tu déglutis et t'affiches un sourire. On te changera jamais, Pan. Toi et tes bonnes intentions à la con. Mais non ! Allez, c'est rien, même pas mal, regarde ! Tu lui montres ton poignet comme si c'était un trophée. T'essaies de pas grimacer pour pas te trahir, mais en vrai, ça te lance un peu quand tu le tournes. Mais t'as pas envie de le faire culpabiliser alors tu dis rien. Tu fais mine de rien. Peut-être que t'es carrément stupide dans ta tête. Ouais, c'est sans doute ça, ça expliquerait pas mal de choses.

J'voulais pas être envahissante, pardon, j'ai vu de la lumière alors j'suis rentrée, tu lâches un petit rire, coucou ! Tu regardes Doni et ton sourire s'efface. T'as un pincement au cœur. Tu l'as vu quelques fois, mais c'est la première fois que tu le void dans un état pareil. T'as envie de le prendre dans tes bras, le rassurer et lui dire que tout ira bien. (Parce que t'as plus d'espoir pour lui que pour toi). Mais t'as peur de ce qu'il pourrait faire de toi. C'est pas un méchant, t'en es certaine, il est juste ... tu sais même pas ce qu'il est, mais t'es sûre que c'est pas un mauvais. Enfin je ... L'ambiance est pesante dans cette chambre sombre uniquement illuminée par ce néon rouge. T'as l'impression d'être en plein brasier, que tu seras la prochaine à griller, comme Doni avant toi. Si tu veux, je peux partir ... J'voulais pas te déranger ... Tu baisses la tête. Tu réfléchis jamais à tes actions, Pan, toujours à prendre tes aises avec des gens que tu connais pas forcément, que tu connais pas du tout, en fait. ... C'est juste que t'as pas l'air bien, tu pointes l'évidence, l'éléphant dans la pièce, Pan, c'est pas nécessaire de remuer le couteau dans la plaie. Et j'ai pas envie d'être toute seule, ce soir ... T'oses lui jeter un coup d’œil.
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Doni
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MessageSujet: Re: crève pensée (libre)   Jeu 8 Juin - 11:11


    Il se répète qu’il n’est pas schizophrène, il n’a pas de voix dans sa tête, juste les tumultes de son caractère qui ondule de haut en bas. C’était le pire moment pour qu’elle vienne le voir, mais il n’a pas encore le temps de sa demander comment elle est arrivée ici, loin de sa chambre, loin de ses soins si particuliers. Doni est encore dans son monde, un univers noir et douloureux psychologiquement, un endroit où il se sent si seul qu’il ne voit même pas la main tendue, qu’il tord ce poignet pourtant si amical. Elle tente de diminuer la violence de ce geste, mais il la vue se masser, murmurer sa douleur, alors doni s’écarte, se prend pour un monstre sans barrière. « Je ne voulais pas te faire mal pan, je vais aller chercher une infirmière », elle est déjà assez fragile comme ça il le sait, s’en veut. Pourtant, c’est elle qui s’excuse platement, et lui commence à flipper, si on sait qu’il lui a fait du mal, ils ne vont pas en rester là « je vais me faire tuer si on te voit avec un bleu à cause de moi, t’aurais jamais dû venir ici », il s’imagine déjà attaché à son lit, sauf qu’ici doni, t’es pas dans un asile. Ses bouffées de chaleurs reprennent, il commence à faire les cent pas devant pan. Dans un geste délicat, il prend les bras de la jeune femme pour l’asseoir sur son lit, elle doit se reposer, tu l’as connais d’habitude si fragile. « T’es venue toute seule ? Comment tu as fait ? » Ses pensées se tournent vers elle et le courage qui l’anime cette nuit. « Je fais des cauchemars c’est tout » non, ce n’est pas tout, mais il minimise la chose, il ne supporterait pas d’entendre que ses troubles sont l’unique origine de sa violence. « Reste si tu veux, je vais me mettre là », doni pointe rapidement la chaise du doigt, loin d’elle, il s’expatrie pour ne pas lui faire plus de mal, va trouver une serviette pour essuyer son visage, mais bientôt c'est le froid qui va envahir son corps, le faisant frissonner.

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