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 Elfen Lied

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MessageSujet: Elfen Lied   Dim 4 Juin - 11:49

Loup qui longe les couloirs. Masse noire qui chevauche les murs, disparait avant que l'éclairage des néons ne l'atteigne. Loup fuit la lumière artificielle qui lui use la cornée. L'hôpital commence tout juste à se réveiller, et il est déjà là. Loup il suit pas les indications sur les murs, s'empêche de lire ce qui est marqué partout pour suivre sa route. Il monte et descend les escaliers, tourne à gauche quand le chemin de droite est déjà habité.
Sans vraiment le savoir, il rejoint l'allée qui mène au ciel.

Il émerge, la caresse du vent sur lui fait cesser l'activité de son cœur. Fracas de la porte en métal qui se referme lourdement, comme si c'était plus possible de s'échapper. Les cris des blessés derrière lui, c'est Loup qui s'approche du bord. Du vide. Et il se penche un peu, le museau intrigué par l'air qui vient d'en bas. Il a les pieds posés sur la bordure. Y a quand même un grillage qui l'empêche de se faire tomber. La cage. Même ici, Loup se dit qu'on n'est pas vraiment libre.

Alors il regarde, contemple l'horizon qui retire son manteau de nuit.
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Naela
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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Lun 5 Juin - 13:32

One more day.
Karel & Loup


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Un autre jour, un autre sourire. Tu es à peine réveillé que la routine reprend, tes longs cheveux roux qui te donnent cet air endormi et efféminé sont encore bien trop emmêlés, cependant, tu aimes bien tes cheveux, ils te rappellent ta mère et ta sœur. Tu as déjà du mal à respirer, tu garderas donc ton masque d'oxygène, puis lorsque l'on viendra te nourrir par perfusion, tu demanderas à ce que la porte reste ouverte, tu veux voir du monde, avoir l'impression d'en faire partie. Tu sais qu'au fond ce n'est plus le cas, plus pour le moment. Tu es un meuble dans ce bâtiment, comme une pierre dans les fondations, tu penses que peut-être si tu venais à partir tout s’effondrerait, seulement ce ne serait que tes parents et ils s'attendent à cette fin malheureuse.

L'infirmière vient, c'est une jolie femme, tu l'observes et lui souris, elle te sourit tristement, tu aimerais qu'elle te sourie simplement, tu passes tes cheveux sur ton épaule pour qu'il ne gêne pas l'infirmière. Tes médicaments, il y en a une vingtaine, tu les prends comme chaque matin, puis l'on te nourrit par injection. Tu n'auras pas faim, mais le goût de la nourriture te manque. Seulement, tu ne peux pas rester trop sans ton masque d'oxygène aujourd'hui, hier, tu le pouvais espérons que demain sois comme hier.

Depuis quelques jours, voir quelque mois, tu observes un garçon, un jeune de ton âge, sûrement un patient, il est toujours couvert de bleu. A-t-il ces bleus dans l'âme aussi ? Au vu de l'expression de son visage, je dirais que oui. Je ne le vois que traverser les couloirs, jamais je n'ai osé me lever depuis cette nouvelle hospitalisation. L'infirmière s'en va et me laisse la porte ouverte, je m'assois non sans difficulté, mon corps est si fatigué. J'attrape la barre qui retient ma poche de survie, ma poche d'air. Je suis le couloir et vois le garçon prendre le chemin du toit. Je le suis.

Une fois qu'il est sur le toit, je pousse à mon tour la porte du « ciel » s'est si joliment dit que je ne peux faire autrement que de reprendre ce mot. Tu le regardes et tu sens le vent sur ta peau pâle, tes cheveux s’envolent, ils n'en font qu'à leur tête... Ta blouse d’hôpital étant trop ouverte sur l'arrière, tu as enfilé une robe de chambre blanche. Te voilà sur le toit, le vent dans les cheveux, le sourire aux lèvres et ton air maintenu par une tige dans ta main.

La nuit se couche, laissant le jour se lever. Son tour de garde est arrivé, espérons que tu puisses assister à l'échange de leur prochaine garde. Le garçon au hématome nombreux semble vouloirs se libérer de cet endroit. Vivre en dehors, tu aimerais aussi parfois. Rien que pour aller à la mer, tu aimerais sortir de ces bâtiments au couleur trop clairs. Tu avances lentement, le bruit du vent cache celui des roulettes sous la tige de ton air. Lentement, tu arrives à ces côtés, tu ne dis pas un mot, tu n'en vois pas l'utilité. Tu préférerais crier, mais tes poumons te l'interdissent. Tu agrippes la grille, juste à côté de lui, tu restes cependant au sol, monté jusqu'ici à déjà était un exploit. Puis tu relèves ta tête quand enfin, tu sens le regard de l'inconnu, tu lui souris, tu te dis que peut-être lui seras te sourire.
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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Lun 5 Juin - 23:36

Quand il est dehors, il se sent vivre. Respirer. Parce que par rapport à l'intérieur, ici y a tout l'air du monde qu'est disponible pour venir lui apporter l'oxygène dont il a besoin. Dans l'hôpital, c'est le vent des cris, des maux, des poches de sang et des perfusions. C'est moins bien. Loup ça le fait pas vibrer de voir tout ça. Et d'entendre. Parce que même si on dirait pas, le Loup, il a l'oreille attentive, qui traine, qui s'informe. Il écoute en espérant ne jamais apprendre la mort de sa bien aimée.
Peut-être qu'il finira par s'habituer à tout ce mal qui remplit les chambres et les couloirs, le silence qui blesse et les regards éteints. Le sien, bientôt.
Rester trop longtemps dans un endroit pareil, ça finit par vous donner la gangrène, à vous aussi.

Loup, il a soudainement envie de sortir les crocs quand il entend une main s'accaparer le grillage. Il a envie de se tourner vers le responsable, de faire le dos rond et de cracher Va-t-en! Mais... Mais il le fait pas. Il le fait pas, quand il voit à qui la main elle appartient.

Y a le vent qui fait jouer les mèches de cheveux rousses, qui pousse le parfum de l'inconnu jusqu'à lui. Parfois... y a des effluves qui lui font froncer le visage, qui donnent pas envie, qui sentent le sang et la mort. Et parfois... y en a d'autres qui intriguent. Qui font secouer les naseaux parce qu'on sait pas d'où ça vient, parce qu'on a jamais senti ça. Et que l'instinct il demande à savoir. Il oblige à aller voir, quitte à se mettre en danger.
Alors Loup regarde. Il regarde son voisin, là, bien dans les yeux.
Et il affronte un sourire.
(...)
Ça, c'est le piège à collet.
Est-ce qu'il va accepter de se prendre les pattes dedans, Loup? C'est beau... L'inconnu, il est beau. Il a le visage clair, la peau diaphane. Le silence pour parole et le regard sincère. Peut-être l'intérieur malade, il ne sait pas Loup, mais il peut essayer d'imaginer avec le matériel qui accompagne celui aux longs cheveux. Ça fait un moment qu'il n'ose plus fouiller les yeux des gens, à force d'y trouver le malheur. Ça fait peur, la douleur qu'on ne peut pas voir. Elle effraye, comme un cauchemar. Et l'inconnu, il a peut-être ça dans le regard. L'inconnu dans sa tunique de sommeil, d'errance éternelle.

Il se sent pas capable de montrer le visage en colère, babines retroussées et l'écume au bord des lèvres. Il se sent pas capable de se faire Grand Méchant Loup. Parce que... c'est pas une proie à côté de lui, ni un chasseur avec son fusil. C'est rien qu'un invité. Et Loup, il leur sourira toujours.

"Ils sont beaux... On dirait la crinière du soleil."

Loup a crocheté le silence, mordu dedans. Il a les nerfs concentrés sur la chevelure de feu qui houle avec le vent. C'est peut-être étrange, ce qu'il dit, mais... Mais c'est vrai.
Ils dansent, en même temps que l'aurore.
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Naela
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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Mar 6 Juin - 12:18

One more day.
Karel & Loup


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Contrairement à lui-même dehors, tu ne te sens pas respirer, mais tu te sens libre, animé, l'air sur ton visage est agréable, tu aimes ressentir ça, tu aimes que tes cheveux soit plus libre que toi, tu aimes que ta peau prennent un peu le soleil, parce que, tu sais qu'un jour, elle ne pourra plus jamais le prendre. Toi, tu es habitué à tout ce que représente l'hôpital, même si tu n'aimes pas ce lieu, tu sais que grâce à lui, tu peux être la debout aujourd'hui. Tu peux parler à ce garçon de ton âge et ça s'est tellement rare, tu peux aussi regarder ces yeux bleus entourés d'hématome. Tu te demandes pourquoi il est là, tu penses qu'il a peut-être la maladie du gauche, cette maladie elle en fait des bleus, que se soit sur la peau, dans le cœur ou dans l'âme. 

S'habitue-t-on à la mort ? Jamais. Toi, tu t'habitues à sourire, tu t'habitues à espérer, tu t’habitues au sourire triste, tu t'habitues à trop de chose qui ne ferons jamais de toi un homme plus audacieux. Tu remarques le regard du jeune homme, tu sais qu'il ne réagit pas comme n'importe qui, tu lui trouves un truc un peu enfantin, un truc mieux. Il te fixe, il pénètre tes yeux des siens, il t'analyse sûrement un peu aussi, tu le regardes parce que tu aimes regarder tout ce qui est beau, tout ce qui est éphémère. Nous le sommes tous en plus, non ? 

Ton sourire semble le prendre de court, comme si c'était un défi, une énigme. « Dois-je lui rendre ou pas ? » Puis toi-même si tu es malade, tes yeux sont heureux, ils sont heureux parce que tu as gagné du temps, parce que tu vis, même si tu ne respires pas seul, tu vis, tu regardes ce garçon aux yeux qui semble se anéantir lentement. La peine est une chose affreuse, elle t'enlève toute la joie. La peine et la mort sont de bonne copine. La joie, elle n'a pas de copine attitrée, car on est heureux que très peu. On ne trouve pas la joie, on la fabrique, la joie. 


Il te sourit, il le fait enfin. Tu es heureux, tu aimes les sourires, tu ne demandes pas plus, tu ne demandes rien ou si, du temps. Une minute, une heure, un an, tu es content. "Ils sont beaux... On dirait la crinière du soleil. "Le jeune homme te secoue de l'intérieur, il ne le sait pas, il ne sait pas que tu es heureux grâce à lui, grâce à se simple sourire et ces mots. Tes cheveux, beaucoup s'en sont moqué, puis aujourd'hui lui les trouves beaux. Tu lui souris une fois de plus, tu le remercies d'un regard, ça te fait du bien. Tu regardes ces cheveux, ces yeux, sont visage, ces bleus. Tu penses qu'il est beau, que ces yeux sont beaux, que ces cheveux ont l'air doux, que son visage donne envie de discuter et que ces bleus sont ici pour lui rappeler qu'il est en vie. Alors ces bleus sont beaux. 

- Dans mes cheveux, le soleil, le feu, dans tes yeux le ciel et l'eau. J'aime l'eau.


Tu aimes vraiment l'eau, ce garçon est ton opposé, mais il te ressemble à l'intérieur peut-être ? Ou peut-être que non, peut-être qu'il te complète juste parfaitement, il est-ce que tu n'es pas, il est-ce que tu as perdu. L'enfance, la rage, la peur, la santé, la tristesse, tu as perdu tout ça. Tu n'aimerais pas être celui qui visite les malades, tu n'aimerais pas avoir peur de ne plus voir ceux qui s'envolent, tu préfères que se soit toi, c'est égoïste, mais c'est moins douloureux, du moins, moins longtemps. 

Puis ton corps se fatigue, pour ne pas le montrer, tu t'assois sur l'endroit ou sont les pieds du garçon, tu le regardes, puis tu sens que l'air est plus fort, tu fermes les yeux un instant parce que tes cheveux volent contre ton visage, tu les prends dans tes mains et les places derrière ton dos, puis tu t’appuies contre la grille, là, ils ne volerons plus sur ton visage. 

 
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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Mar 6 Juin - 21:50

Le vent a pris le mal avec lui.
C'est ce qu'il est en train de se dire, Loup. Pour avoir toute la rancœur évanouie.

C'est peut-être bien plus que des minutes qui s'égrènent, parce que ça parait éternel, cet instant où les rayons du soleil naissant font leur croisade entre eux. Eux deux. Deux, et c'est tout. L'équation est complète.
Il se rend compte qu'il a sûrement dit quelque chose de bizarre, de pas vraiment normal quand on voit quelqu'un pour la première fois... Mais ça a surgit, comme ça ! ça a fait un bond. Comme un animal hors des fourrées. La pensée que, bon dieu, une crinière de feu comme celle-là, ça peut qu'enflammer les yeux. Loup et son presque-pas-de-cheveux sur le crâne. Si on devait toucher, ça ferait l'effet d'un tapis de porte, l'effet qu'on sent quand on essuie les pieds. C'est rêche, ça donne pas envie. Et c'est tant mieux, parce que Loup il a jamais aimé avoir la tignasse sauvage, avoir les mèches en plein les pupilles pendant qu'il mangeait ou au moment de se réveiller. Alors Loup il a simplement décidé de tout couper, de se débarrasser de ce dont il voulait pas.
Et pourtant... Bon sang, que c'est beau sur le visage de l'inconnu.

Le soleil l'aide à justifier son manque de réponse. Il l'éblouit, force ses paupières à se plisser pour protéger les globes importants; pour préciser le visage souriant. Loup il sait pas comment il s'appelle, l'inconnu, mais à aucun moment la réflexion de lui demander le traverse. Peut-être parce qu'il trouve que c'est pas vraiment nécessaire. Que de toute façon, il se souviendra forcément de quelqu'un comme ça. Pour ses cheveux, probablement... mais aussi parce que ce qu'il dit, ça embrase aussi.

((( Dans mes cheveux, le soleil, le feu,
dans tes yeux le ciel et l'eau )))

Il aime, l'inconnu. Il aime... Et il trouve que dans les yeux de Loup, ça appelle le ciel qu'on marie à la terre. Loup il reste interdit. Il cligne une fois des yeux, deux fois, pour vérifier que c'est encore là. Parce que personne lui a jamais dit ça. Personne a jamais parlé de son regard en colère, comme ça, avec des mots si jolis. Ça le rend muet, un peu. Loup, on préfère plutôt dire qu'il s'est cogné, qu'il a un coquard, que c'est noir. Noir... et bleu, et violet, et rouge, et... Et des noms de couleurs. Mais jamais on a décrit un paysage dans ses yeux. Ses yeux-revolvers avec lesquels il aurait aimé pouvoir assassiner pour de vrai (Il s'en veut de penser quelque chose comme ça dans un moment pareil).
L'inconnu s'installe, semble prendre ses aises. Alors que peut-être, c'est simplement parce qu'il n'a plus la force... Loup ne demande plus ce genre de chose. Il ne veut pas savoir. C'est égoïste, mais il préfère... ignorer la douleur, ne pas la savoir réelle. Alors il ferme les yeux, mais son cœur reste ouvert.

Loup le voit empoigner son impressionnante cascade orange pour l'empêcher de s'évader dans tous les sens. Ça lui rappelle une nouvelle fois que le vent n'a pas de pouvoir sur lui, que Loup il craint rien.
(Y a le collet qui se referme sur lui) (Pourtant Loup s'en défait pas)
Ses pas quittent la bordure, s'alignent à ceux de l'inconnu. Loup s'est assit, lui aussi. À côté, mais avec toujours une certaine distance. S'éloigner rapproche.
Quand il est sur le toit, Loup il a pas envie de parler de l'hôpital. De la réalité. Le toit c'est l'ouverture sur la disparition, sur l'envolée. C'est peut-être la même idée qui a poussé son voisin à se rendre jusqu'ici. Par réflexe, il observe le sol, compte les dalles, se trompe et recommence, pendant que dans sa tête y a des mots qui s'imbriquent, se font sens.
Puis il redresse sa nuque, éclaire son regard d'eau par lequel l'inconnu s'est abreuvé.
Loup cherche les yeux qui lui ont souri, cachés-là, derrière le rideau de feu.

"Un ciel sans grillage, sans frontières... Tu crois que c'est possible?"
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Naela
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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Jeu 8 Juin - 10:53

One more day.
Karel & Loup


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Les inconnus peuvent donner un nouveau sens à notre vie, pourtant, ils ne porte pas de nom, les noms, c'est une chose inventé par les hommes pour s'appeler, pour savoir comment appeler l'autre. C'est un truc qui devient presque personnel. Un truc qui devient obligatoire. Karel, ça veut dire homme, puis Karel, tu es justement ça et que ça. Un homme. Un homme qui vit puis qui meurt. Le garçon prêt de toi semble réellement apprécier la vue offerte par tes cheveux que tu viens de bloquer derrière ton dos. Il te regarde, encore et encore, tu ne te sens pas malade la de suite, tu te sens regardé, tu te sens intéressant et ça te change, tu aimes que ce garçon ne regarde pas la maladie qui est en toi, tu aimes qu'il préfère regarder juste l'homme. Tu ne trouves pas ça égoïste, tu trouves ça vrai et juste, tu aimes ça. Tu aimes aussi, qu'il ne te demande pas ce que tu as.

Le masque que tu portes respire à ta place, mais il ne réfléchit, n'aime pas à ta place, ça, tu le fais toujours seul, puis heureusement au fond. Le garçon aux yeux de ciel s'assoit prêt de toi, il se met à ta hauteur, un peu plus loin. Toi non plus tu ne veux pas parler d'hôpital, tu en parles le moins possible de toute façon. Pourquoi parler d'une chose qui se répète sans cesse, une chose aussi ennuyeuse ? Le garçon sauvage te demande alors « Un ciel sans grillage, sans frontières... Tu crois que c'est possible ?» Toi, tu penses que ce n'est qu'une question de point de vue, tu as d'ailleurs envie de lui prouver. La nuit est de plus en plus proche, tu t'apprêtes à faire une chose mal vue par les adultes, tu es bien sur adultes, mais leur connerie t'échappe. Tu attrapes la main du garçon en te levant de ton siège improvisé, tu t'assois au sol en faisant suivre ton air de survie au sol, puis tu demandes à l'autre de ce lever, tu n'enlèves pas ton masque pour parler quand ce n'est pas utile. Tu le pousses à s'asseoir le cul sur le sol, tu t'allonges la tête contre ce sol froid et dur, tu l'obliges à faire de même, tu caches ces yeux entre le moment où il est assis et le moment où il s'allonge de ta main de libre. Tu retires la main sur ces yeux une fois qu'il est allongé.

Le ciel est au dessus de vos têtes, de ce point de vue là, il n'y a pas de barrière, il n'y a que le ciel. Le ciel à perte de vue, le ciel immense et magnifique, le ciel qui se lève. Pour toi tout n'est donc qu'un avis de point de vue, tu es libre. Libre de vivre, de t'accrocher, de mourir, de jouer, de rire, d'aimer, de pleurer, de rire, de regarder, tu es libre tant que tu ne te fais pas piéger. Tu retires lentement ton masque, tu as conscience que d'agir comme ça est totalement déplacé, mais justement, tu es libre d'agir de manière déplacée. Tu penches ta tête sur le côté, tu respires lentement avant de ne prononcer quelques mots.

- Tu ne penses pas, que ce n'est qu'une histoire de point de vue ? Le ciel n'a aucune frontière, c'est nous qui posons nos propres limites.

Tu respires plus difficilement alors tu reposes ton air contre ton visage, tu libères la main que tu n'avais jusqu'à ce moment pas lâché. Tu te fous de ce que peux penser le monde, de toute façon, il y aura un jour où tu ne seras plus là. Autant vivre comme tu l'entends jusqu'au point de ta vie. Tu poses ta main sur ton torse, au-dessus de ton cœur, tu le sens s'affoler, tu te murmures mentalement « Ce n'est rien » tu t'es, toi-même coupé d'air, tu as décidé de le faire. Tu n'es pas forcément de l'avis du garçon sauvage, du garçon sans nom.

Entre le moment ou tes cheveux étais bloqué contre ton dos et celui où ils se sont retrouvaient éparpillé contre le sol froid, ce moment si court ou le contacte physique d'une autre personne t'a donné un peu de chaleur humaine, ce court moment, tu l'as trouvée beau, c'est pour ça que tu t'en fous, tu t'en tape royalement de ce que cela pourraient créer. Un malaise, un blanc. Tu fixes le ciel, il devient de plus en plus clair, tu aimes le voir s'éclaircir, tu sais que ça veut dire que la nuit va être balayé par le jour, que ces couleurs qui se mélangent deviendrons un beau ciel bleu..

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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Ven 9 Juin - 17:45

"Homme"?
Mais alors Loup serait...

Il n'a pas demandé. Il n'a pas prononcé la question qui doit faire du mal à ces gens à force de les entendre. "Qu'est-ce que tu as" "Pourquoi tu as ça avec toi" "Est-ce que tu as mal?" Non, non... Il dira pas tout ça. Mais c'est plus pour se protéger lui-même que pour protéger l'autre. C'est peut-être bien qu'une défense, qu'une peur rationnelle face à ces machines qui sont là pour rétablir l'ordre et la santé dans les corps. Plus il voit ces outils techniques et médicaux, Loup, plus ça l'incite à pas demander. À ignorer. Parce que ça fait peur. Le loup il connait pas les instruments de triche utilisés par l'homme pour se soigner. Donc il recule, il reste à cette distance, toujours, pour empêcher quiconque de l'effrayer de trop. De l'atteindre avec cette science étrange, jamais certaine. Pour pas se faire toucher par ces choses inconnues, curieuses et affreuses qui font des bip bip, des plics et des plocs ou des vagues sur un écran. Là, dans les mains de l'inconnu, il dirait que ça ressemble à la vie qui circule en particules à travers un fil transparent. C'est ça qui le maintient vivant?
Non, il demandera pas.

Oui mais y a une main inattendue qui attrape la sienne au vol, qui l'attire sur le sol. L'inconnu, il lui a prié de s'asseoir, puis de s'allonger. Ses omoplates contre l'amer béton, Loup sent plus les battements de son cœur.
D'habitude, pour lui, être au sol c'est être à terre. Dans le sens figuratif du terme. C'est après une rixe; après avoir lancé les poings vindicatifs; après la bataille... Pas pour admirer les étoiles. Si y en avait. Loup il prend pas le temps d'observer les danses célestes quand il commence à faire jour ou à faire nuit. Il prend pas le temps de profiter de l'aquarelle qui se déroule dans le ciel. C'est peut-être une erreur. En tout cas c'est ce que l'inconnu est en train de lui faire remarquer. Que c'est qu'une question... de point de vue. Que si on se met comme ça, endormi par terre mais les yeux ouverts, on peut voir que le ciel occupe tout l'espace dans notre regard. Qu'y a rien d'autre autour, rien d'autre à l'intérieur. À part un bout de nuage, de rose ou de orange, de couleurs d'enfants. Mais ça c'est le ciel, donc ça compte pas. Si, ça compte. Mais Loup il l'avait jamais envisagé comme ça. D'une manière aussi simple, aussi humble. S'allonger et s'envoler. C'est ça que l'inconnu est en train de lui montrer.

Loup il avait envie de se redresser et de se relever, mais maintenant qu'on lui a dit ça il a plus tellement la volonté. Il se dit que finalement... c'est pas si mal. Que ça fait un peu de bien, voir que le ciel et rien d'autre. Que le ciel il sera jamais malade, lui. Qu'il aura jamais un cancer pour venir lui titiller la carotide.

"C'est vrai qu'y a des gens qui vont là-haut? Qui regardent, et qui voient quand on fait des conneries?"

Et si son voisin à la crinière rousse venait à lui confirmer cette théorie, Loup pourrait bien prendre peur. Pour de bon.
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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Ven 9 Juin - 22:09

One more day.
Karel & Loup


Tu le regardes agir, tu le vois inconsciemment ou de manière tout à fait consciente se protéger lui-même, tu n'es pas bête, tu comprends. Toi-même si tu le pouvais, tu arrêterais de te demander « Es que je vais bien ? Ai-je encore mal ? » Parce que c'est à toi-même que tu te le poses. D'ailleurs, tu supposes que beaucoup de malades en font de même que toi, parce qu'à force de ressentir de la douleur, tu as l'impression de l'inventer, tu espères l'inventer. Comme quand nous étions enfant, tu n'avais pas envie d'aller à l'école et que tu t'inventais des maladies qui devenaient presque trop réelles.
Les machines que tu gardes contre toi, prêt de toi te semble bien trop vitale pour oser les enlever. Tu tiens à ton souffle, tu tiens à ta vie, à la vie tout court d'ailleurs. Même si la mienne est de loin la plus importante à mes yeux, c'est égoïste, je suppose. « Les instruments de triche », ce n'est pas faux ce que dit la créa de Loup, mais qui ne préfère pas tricher à mourir ? Qui préfère ne pas avaler une petite gélule blanche ou rester branché à un fil pour simplement « vivre ». D'ailleurs pouvons nous dire que nous vivons ? Je ne suis plus sûr. Les vagues sont rassurantes sur les écrans ce qui en revanche n'est pas rassurant, c'est quand les vagues deviennent de longues lignes droites qui émettent un son horrible, un son infiniment triste, un son qui dit « Vous avez perdu ». Nous perdrons tous, la vie gagnera toujours sur nous. Triste réalité.

Des cheveux roux, comme un fleuve de lave, puis juste à côté ce garçon avec ces si jolis yeux, tu te perdrais bien dedans. Depuis le temps que tu n'as pas vu la mer. Tu aimerais la voir, tu aimerais sentir sous tes pieds le sable salé, mais tu manquerais d'air, de courage, de force et d'aide. Surtout d'aide et d'air serte. Qui serais suffisamment fou pour amener un mourant à la mer, là où l'air est chaud, le sable se faufile sous les vêtements, la ou les hommes et les femmes sont si peu habillés, là ou un roux aux cheveux si long et avec un masque d'oxygène serais bien trop remarqué. En y réfléchissant, voilà sûrement la raison pour la quel ta famille ne t'amène plus nul part, parce que les regards triste des gens font peur, parce qu'il rappelle la dure réalité de la vie : tu née pour mourir.

Tu tournes ton visage lentement, tu ne continues pas de fixer l'inconnu, tu le refixeras après, le ciel est plein de mystère que tu n'as jamais suffisamment regardé, cependant le ciel, tu le vois toujours et tu le verras encore longtemps, du moins jusqu'à ce que tes yeux ne se ferme définitivement, ce garçon, tu n'en es pas sûr. « Être au sol, c'est être à terre » en voilà encore une phrase typiquement créée par de pauvre humain trop fière. Tu penses ça hein ? Cette phrase te mettrait hors de toi sans que tu ne comprennes le comment du pourquoi.

Les yeux braqués sur le ciel, tu te dis que c'est beau, que c'est simple et magnifique. Que voilà le jour vol la place à la nuit. Le tour de garde vient de se terminer. Tu te dis aussi que c'est vraiment la première fois que tu fais ce que tu veux, que tu attrapes la main d'un parfait inconnu, comme deux enfants en maternelle qui s'en se connaître joue ensemble, car à cet âge-là, on ne leur a pas encore appris à ignorer le monde qui nous entoure. À cet âge-là, on est émerveillé de tout, de rien, d'une fleur, de la vie, d'un bout de terre, d'une fourmi qui soulève 5O fois son poids, on est impressionnée de tout, par la beauté, la nouveauté. En grandissant, ces moments deviennent rares, car on nous apprend quand grandissant, on ne doit plus ressentir ça, on doit être raisonnable. Le garçon sauvage te demande, « C'est vrai qu'y a des gens qui vont là-haut ? Qui regardent, et qui voient quand on fait des conneries ? » Tu n'as jamais cru à ces conneries, tu sais que lorsque l'on meurt, on ne monte pas là-haut, on va sûrement quelque part, mais pas là. Tu hoches négativement la tête, puis tu soulèves ton masque.

- C'est impossible, si quelqu'un pouvait nous voir... Tu ne penses pas que cette personne aurait déjà fait cesser le calvaire de ceux qui sont ici ? Ne penses-tu pas, qu'ils nous auraient tous guéris ? Je pense qu'il n'existe personne qui puisse nous voir, si nous nous ne pouvons les voir. Je pense que c'est un mythe, une arnaque des gens qui ont peur de perdre définitivement les gens qu'ils aiment, mais on ne perd pas les gens qu'on aime tant que nous ne les oublions pas. Seulement, on ne peut pas les voir et je ne pense pas qu'eux le puissent.

L'air devient plus dur, plus mauvaise, te voilà à court d'air. Tu reposes ton masque rapidement contre ton nez et tes lèvres. Tu t'assois lentement, tu réfléchis mûrement à ce que ta dis le jeune homme et à ta réponse. En vrai, tu n'en sais rien, mais tu n'as pas envie de voir les vivants quand tu seras mort, tu n'as pas envie de voir le malheur, quand tu pourras enfin te reposer.
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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Dim 11 Juin - 14:38

La relation qui lie Loup aux résidents de l'hôpital,
c'est pas descriptible.

Déjà parce qu'il les connaitra jamais tous. Mais aussi parce que les malades, ils vont pas forcément se rappeler d'un garçon grand comme lui avec le regard dur, accusateur. Les malades, ils verront peut-être que les morsures autour de ses yeux et de ses phalanges. Ils se diront "Ce garçon-là aussi il a vécu" et puis ils oublieront. C'est ce qui arrive toujours. Mais c'est pas un problème. Loup, s'il peut, il se fait oublier des gens volontiers. Loup c'est qu'une ombre sur le tableau, celle qui veille un peu à ce que tout se passe bien. Une sorte d'ombre bienveillante qui pourtant ne fait rien.

Et cet inconnu à côté de lui, peut-être qu'il l'oubliera aussi. Dès qu'ils redescendront de leur perchoir, dès qu'ils reviendront sur terre. La vraie terre. Celle qui finit par s'amonceler au-dessus de nous et devient notre cercueil. C'est pour dire "Ça y est c'est fini, tu peux dormir maintenant" et ne plus jamais te réveiller. C'est ça le véritable repos. C'est celui dont on ne se réveille pas. Comme ça, on ne souffrira plus jamais. Loup est d'accord avec ça. Il le pense.
Mais y a une partie de lui qui continue de prier quand même "Réveille-toi s'il te plait"
C'est paradoxal, il le sait.

"Moi j'pense que si j'étais là-haut, je guérirais pas forcément tout l'monde. J'veux dire, si j'étais là-haut depuis aussi longtemps, j'finirais par m'ennuyer. Alors j'ferais en sorte que certains aillent mieux, et d'autres... moins. Mais c'est pas ça qu'on appelle l'équilibre? J'sais pas. J'essaye de comprendre c'qui nous arrive."

Loup, même s'il a le même regard que celui d'un adulte, le regard qui a souffert et qui ne supporte pas le mal... il a aussi les mêmes yeux que ceux d'un enfant. Il voit certaines choses d'une manière innocente, presque caricaturale. Comme là, maintenant. Comme quand il dit "Faut qu'y en ait qui souffrent pour qu'y en ait qui aillent bien" Et c'est pas pour offenser son voisin, loin de là. C'est comme ça qu'il pense. D'une façon aussi primitive? Peut-être. Mais pour lui ça fait sens, ça fait son chemin.
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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Lun 12 Juin - 15:50


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Loup & Karel

Le garçon sauvage parle, il exprime ce qu'il pense, ce qu'il ressent avec une façon bien à lui, une façon enfantine. Son regard pourrait faire croire qu'il est grand, mais caché tout au fond de son regard il y a ce que son cœur cache, un enfant. Un enfant meurtrit, un enfant qui crie à l'aide, un enfant qui ne grandira jamais comme les autres, parce qu'il est piégé dans ce corps d'adulte et qu'il doit apprendre à s'y habituer. Ce garçon aux yeux bleus, ça se voit qu'il est paumé, qu'il est quelque part entre la vie et la mort. Toi, tu le fixes, tu le regardes dans les yeux, tu n'échappes pas à ce moment, tu espères que ce ne sera pas le dernier. Puis tu lèves ta tête pour regarder le soleil se lever, depuis combien de temps fait-il ça chaque jour ? Cela n'est-il pas ennuyeux aussi justement ? D'ailleurs, la question du garçon prêt de toi se ranime dans ta tête.

« J'essaye de comprendre c'qui nous arrive. » Et s'il n'y avait absolument rien à comprendre ? Si nous vivions simplement pour mourir ? Si nous naissions pour tout faire en « er / re » jusqu'à finir avec « ir » naître, jouer, aimer, manger, travailler puis souffrir et mourir. Tu aimerais répondre un joli truc au garçon, tu aimerais lui dire que tout ira bien, que la vie sera plus belle demain, que tout s'arrange avec le temps, que la vie à des hauts et des bas et que c'est pour les hauts qu'il nous faut nous accrocher, mais qui es-tu pour certifier tout ça ? Un rouquin mourant sur le toit d'un hôpital, avec un inconnu. Tu retires ton masque, tu le fixes et tu chuchotes simplement, doucement.

- Peut-être n'y a-t-il simplement rien à comprendre ?

Tu repose ton oxygène sur ton nez, tu regarde le ciel dont les couleurs sont si belle, puis tu regarde les yeux du garçon, cette couleur l'est encore plus. On ne devrait jamais être obligé de ne pas regarder les choses que l'on trouve jolie. Regardons pour tous ceux qui ne le peuvent pas. Tu ne réfléchis pas, tu ne cherches pas à savoir si ton regard est gênant, si ta vie est plus ou moins belle que la sienne. D'ailleurs à ces yeux, tu comprends que tu as sûrement de la chance. Tu es de ceux qui vivront le moins, mais tu es aussi de ceux qui ne souffriront plus. Tes cheveux, ils volent encore et encore, ils sont si vivants, si libres que tu les envies. Tu aimerais être aussi libre qu'eux, quitte à être attaché à une base qui retient captif. D'ailleurs, du coup, ils ne sont pas si libres, justement à cause de ce qui se meurt. Ce corps qui résiste, mais qui ne le pourra pas éternellement. Ce corps qui est le tien.

Tu ne connais toujours pas le prénom du garçon, cela n'a peut-être pas d'importance, parce qu'après tout ce n'est qu'un mot. Cependant, tu as envie de parler, tu as envie de communiquer quitte à donner un nom à de si jolis yeux. Tu aimerais lui demander, seulement, tu devras encore manquer d'air, tu devras te débrouillais sans tricher pendant quelque seconde, puis ne pas tricher ça fait mal dans ce cas si. Tu réfléchis puis tu montres ton bras au garçon, ton bras ou se trouve une gourmette et un pansement d'hôpital. Une gourmette où est écrit « Karel » puis lentement, tu viens poser son doigt contre le torse du garçon. « Un comment tu t'appelles silencieux.

Tu aimerais qu'il te réponde, tu ne sais pas pourquoi tu aimerais, mais tu aimerais. Tu fermes tes yeux parce que voilà le soleil qui se montre vraiment au-dessus des immeubles, il nous salue de ces rayons aveuglants. Tu poses ta main contre tes yeux. Tes yeux, ils sont marron, rien d’exceptionnelle, tu aurais aimé avoir les yeux bleus, verts ou gris. Ce ne fut malheureusement pas le cas ! Pourtant, ta sœur et ton père ont de jolis yeux. Les yeux sombres, les yeux qui ne laissent personnes percevoir la faille, ce qui fait que finalement au fond, tu n'es pas juste un garçon optimiste, tu es un garçon blessé, brisé. Un garçon suspendu au-dessus d'une falaise qui à tous moment peux lâcher prise et juste... Mourir. Bien sûr, tu ne veux pas lâcher prise, tu veux vivre les verbes en « er ». Tu veux pouvoir, rêver, aimer, embrasser, manger, respirer. Toi, tu ne veux pas des autres verbes. Tu ne les aimes pas. Tu en as peur, tu les trouves tellement injustes. »
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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Mar 13 Juin - 18:16

Il ne saurait pas dire si c'est à cause de l'aurore qui se prête à la réflexion libre, ou si c'est simplement parce que son voisin est éveillé.
Vraiment.
Pas au sens "Mes yeux sont ouverts"... mais bien "Je ressens".
C'est tout à fait différent et Loup le comprend. Il l'entend, quand l'inconnu à la chevelure embrasée lui répond avec toute l'humilité qui peut habiter un être humain. Il l'entend, quand l'inconnu respire avec difficulté et ôte sa prison d'air pour lui parler. (Peut-être que d'une certaine manière, ce sont des fragments de sa vie qu'il lui offre)

Sa réponse coupe la source de ses tourments. "Il n'y a rien à comprendre"
Et que par conséquent... Il a tout compris.
Loup a toujours vu un peu autrement, mais cette révélation, il ne l'avait encore jamais réellement observée. Oh, peut-être que si. Dans les moments les plus sombres, les plus tristes, les plus amers. Quand tout arrive tellement mal que... que ça ne peut plus être de la volonté d'un être humain. Que c'est forcément "Comme ça que ça doit se passer" et c'est tout. C'est simple, et c'est paradoxalement la raison pour laquelle tout est si compliqué.

Poitrine qui se lève un peu plus haut que les fois précédentes (Loup il oublie parfois de respirer normalement quand on capte trop fort son attention). La pensée que la lucidité de son voisin pourrait être due à sa présence entre ces murs d'albâtre, le préoccupe. Que l'éveil de son esprit (à contrario du sommeil corporel frappé par les gélules monstrueuses) est le résultat d'une longue réflexion avec lui-même. Sans doute une paix intérieure, la capacité à pouvoir tout relativiser. Loup et ses poings, ils pensent jamais aussi profondément. Avec autant de quiétude, d'acceptation du sort. Loup il pense plutôt ferme, plutôt rigide, noir, avec des valeurs de couleurs quelques fois, quand on l'appelle, quand on crie son nom. "Loup!" Comme ça.

Des lettres entrent dans son champ de vision. Des lettres qui épèlent "Karel". Et... C'est quoi Karel? Il demande sans utiliser sa voix, mais il comprend alors.
Karel c'est l'inconnu.
C'est le voisin,
la chevelure de feu,
le soleil
et l'éveil.
Tout ça c'est Karel. C'est beau, c'est atypique. Oui, hein !
"Ça ressemble vraiment à la crinière du soleil"

Il demande retour, l'inconnu. Le soleil -- Karel ! S'il avait une gommette au poignet, l'animal, ce serait quoi les lettres qu'on y lirait.
Alors ses yeux bleus de glace regardent pour de vrai les conjoints ambrés. Deux autres soleils, qu'il se dit. Et le garçon cligne des yeux, accorde peut-être ce qui ressemble au début d'un sourire, d'une presque communion. Là, ça semble le moment idéal pour délivrer les noms.

"Loup."

Et il sait que c'est possible. Que probablement, le soleil à côté de lui se demande s'il a bien entendu, si Loup peut vraiment être quelque chose qu'on prononce pour appeler autre chose qu'une bête indomptable. Que ça peut aussi interpeller deux yeux du ciel qui épousent l'astre du jour.

"Tu sais... j'me demandais si y avait quelque chose à comprendre en c'qui concerne les prénoms."

Parce que Loup,
il a un peu trop souvent décelé des coïncidences étranges entre son existence et le patronyme dont on l'a affublé.
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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Mer 14 Juin - 13:43


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Loup & Karel

« Peut-être que d'une certaine manière, ce sont des fragments de sa vie qu'il lui offre » cette phrase est sublime et si réelle. Même s'il n'y avait pas ce masque pour te protéger de la mort, tu serais tout de même en train de donner un fragment de vie à un inconnu, un humain, une personne vivante, mais on oublie souvent que c'est ce que l'on fait chaque jour, chaque seconde. Car la vie est ainsi, elle est faite pour être donnée. Elle est faite pour partir, pour fondre petit à petit ou plus vite selon les gens. Toi, tu choisis de donner de ta vie à un inconnu sauvage, sur le toit d'un hôpital trop blanc, au-dessus d'une ville ou le soleil se lève.

Tu ne penses pas que la vie est compliquée, tu penses seulement qu'elle n'est pas juste, qu'elle ne laisse pas les mêmes chances à tout le monde, tu penses aussi que pourtant, elle est belle et précieuse, qu'elle nous laisse parfois seulement peu de temps pour s'en rendre compte. Tu es assis prêt du garçon sauvage et tu l'observes soudainement, il respire un peu plus fort, un peu mieux, mais peut-être moins intensément. D'ailleurs, le garçon observe le nom avant de ne dire « Loup », Loup ? Le garçon sauvage s'appelle Loup ? Comme la petite fille dans une BD, comme le grand méchant loup dans « le petit chaperon rouge » , loup comme l'animal magnifique, celui qui, quand tu le regardes de long te glace le sang, mais t'émerveille. Terrifiant et magnifique. D'ailleurs pourquoi à t-on peur des loups ? Peut-être seulement parce que l'humain est bête. Les loups ne sont pas toujours de mauvaise bête.

Tu penses que ce prénom lui va bien, très bien même. Quelque chose au coin de ces lèvres t’interpelle, un micro sourire quasiment invisible, un truc qui arrive à te chambouler le cerveau, parce que des sourires, même petit, de vrai sourire pas des sourires triste, ni des sourires désolés, c'est si rare. Tu es surpris et ça se voit, ça se voit que ça ne te fait pas rien, que ça te fait l'effet d'un tirage bon au loto. Que c'est comme un truc de gagner. Même si petit, un sourire reste la plus belle chose que les hommes est inventé.


« j'me demandais si y avait quelque chose à comprendre en c'qui concerne les prénoms. » C'est une question que tu ne t'as jamais vraiment posée, après tout ton prénom veut simplement dire homme, tu ne seras sûrement jamais un homme, du moins pas un vrai, un grand. Parce que tu as 22 ans et tu ne te considères pas comme une grande personne, tu vois encore avec des yeux émerveillés, puis ça les adultes, ils n'y arrivent plus, la vie devient triste. Alors tu n'es pas un gamin, mais pas un adulte. Tu es Karel, Karel le rouquin aux longs cheveux. Tu hausses les épaules, tu n'en sais trop rien, tu ne peux pas lui répondre cette fois-ci. Pour toi, les mots ne veulent pas forcément dire grand chose, puisqu'en y réfléchissant même les prénoms sont des inventions humaines. Sûrement pour différencier les gens, mais même sans prénom, nous pouvons le faire ça non ? Alors qui un jour, c'est dit « Tien trouve toi un nom, comme ont fait avec les objets » Tu hausses une nouvelle fois les épaules puis lentement, tu soulèves ton masque, il te faudrait demander une autre solution pour respirer.

- Ce ne sont que des mots, je pense. Le tien est un joli mot.


Tu te dis qu'il lui va bien, mais ça t'énerve de penser ça, parce que ça veut dire que tu réagis d'une façon que tu n'aimes pas. Tu t'en fiche, tu réfléchiras plus tard à comment et pourquoi. Profite pour le moment.

- Ce n'est pas la première.. f..

Le manque d'air te ramène à l'ordre, tu reposes ton masque sur ton visage puis fais signe à ton voisin de « deux » avec tes doigts. Deux, deux minutes. Tu tousses sous ton masque puis reprends petit à petit ton rythme normal de respiration. Finalement, tu attrapes ton portable dans ta poche et tu écris simplement. « Je t'ai déjà vue dans l'hôpital, tu sais ? »Tu espères qu'il n'est pas gêné par ce que ton souffle t'oblige à faire, tu te sens gêner d'être aussi faible, gêner de ne pas pouvoir respirer sans ce masque qui t'empêche de parler, de mourir. Tu trouve ça triste, tu trouve triste que lorsque tu es malade ta vie est résumé à ça : Un malade. Tu es un malade. C'est ce qui te définis le plus souvent, ce qui te caractérise.
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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Mer 14 Juin - 22:20

Y a toujours ce côté "Ce n'est que" qui vibre dans la voix de... de Karel. (C'est étrange de pouvoir mettre un nom sur l'inconnu, maintenant) (peut-être qu'il avait raison finalement) (que les noms c'est rien) Loup a cessé de le regarder, après avoir prononcé son prénom d'animal. "Loup"... Ça aussi, c'est curieux comme appellation. Quand il y pense, peut-être que c'était une volonté de Papa et Maman de lui donner une nature autre que celle terrible de l'être humain. Comme ça, personne ne l'oblige à être Homme: il peut être Loup féroce et difficile. Karel, cependant...

Un début de phrase émerge des lèvres de son homologue aux cheveux de feu, mais ne peut s'achever sous le manque subit d'air. Alors il marque la pause, demande quelques minutes de silence pour se régénérer. Et ça ne pose aucun problème à l'animal qui se tait, n'a pas besoin de parler.

Et là... L'emploi des machines.
"Ah !" qu'il se dit, Loup.
Une machine.

L'engin électronique qui pend au-dessus de son nez... ça crée une transition énorme avec tout ce qui s'est passé précédemment. Loup, il déteste ces choses. Ces choses qui vibrent aussi, mais à cause d'une mécanique de pièces assemblées par la main humaine. Tout ça est fait pour communiquer, qu'ils prétendent tous. Mais Loup il est pas dupe. Quand il traverse la rue, quand il passe au supermarché chercher la nourriture du soir, ou même quand il s'assoit dans le métro... Ils sont tous là avec leur machin à touches dans les mains. Par tous les moyens possibles, l'homme cherche à tout prix à éviter d'être seul. Quitte à... couper le contact avec le monde extérieur?
(...attends) (y a un problème de cohérence quelque part)

"Tu m'as... déjà vu?"

En fait Loup, il a un peu trébuché sur ses mots parce que le nouveau moyen d'échanger de son voisin le désarçonne. Mais c'est aussi parce qu'il s'étonne à apprendre qu'on retient sa présence au sein d'un endroit si triste. À chaque fois qu'il vient ici pour monter les étages et frapper à la porte de Mère Louve, il pense que personne ne le voit, que personne ne se souviendra. Loup, il croit que les zones d'ombres le protègent, le gardent invisible aux yeux des vivants.

Son expression se déconfit légèrement. Les belles pensées se tassent les unes sur les autres, cherchent à savoir leur place. La première question qui saute à sa tête relève de l'évidence.

"J'étais où?"
(Qu'est-ce que je faisais)

"Ça fait longtemps que tu as remarqué?"
(Combien de jours ai-je attendu avant de te rencontrer)

Il se redresse sur ses coudes. Ses omoplates quittent le sol mais le reste du corps demeure. Loup comprend que l'air empêche Karel de lui apporter une réponse orale immédiate. Et ce constat brise son élan, lui qui est trop habitué à la rapidité du langage humain, à l'automatisme produit par une réponse "Là maintenant tout de suite".
C'est cette fatalité qui l'amène à une autre pensée. La pensée qu'il rejetait plus tôt. "C'est quoi, le mal qui habite Karel? C'est quoi, ce qui l'empêche de respirer comme moi je le fais?" Mais ce sont les yeux de Loup qui demandent à sa place. Eux savent au moins faire preuve d'une certaine délicatesse que ses mots n'ont pas.
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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Sam 17 Juin - 19:02


One more day
Loup & Karel

Tu as pris ton portable, il ne te serre par souvent et de toute évidence Loup, car oui, Loup, c'est le nom du garçon sauvage. Loup, il n'a pas l'air d'aimer ça. Son visage à changé d'expression et ça te fait un peu de la peine de voir ça, de voir qu'un téléphone qui pour le coup, toi t'aides réellement à communiquer est autant d'effet. Tu le reposes après que ton texte soit lu, tu trouveras sûrement une autre solution. Tu ne veux pas repousser Loup sauvage, t'aime bien sa présence, ce qu'il dégage. T'aimes bien l'enfant caché au fond de son cœur, puis c'est yeux bleus, ah oui, ses yeux bleus !

Apparemment, il semble surpris, puis il continue de poser des questions et toi, tu te dis que tu vas bien l'écouter avant de lui répondre, comme ça, tu pourras essayer de garder ton souffle un peu plus longtemps. Il pense peut-être que dans la foule, tu ne retiendrais pas son visage, que peut-être les visages sont cachés pour tes yeux, que tu es coupé du monde, c'est ce que tout le monde pense. Seulement ils ont tord, ce n'est pas toi qui est coupé du monde, c'est le monde qui se coupe de toi. C'est ces gens qui ignorent ta personne, parce que ne pas t'ignorer est un risque de s'attacher et s'attacher à un mourant, c'est quand même dangereux. Hein ? Alors toi tout ce temps, tu regardes ces gens qui ne veulent pas te voir, tu regardes ceux pour qui tu es dangereux, puis lui, tu l'as déjà vu. Tu l'as vu dans les couloirs clairs qui semblent pourtant si sombres, tu l'as vu chaque fois qu'il se rendait dans les couloirs, tu ne sais pas où il se rendait. Tu sais qu'il marchait, qu'il était le genre à assombrir le blanc trop blanc, parce que son visage, il te faisait mal au cœur tellement il était marqué par la vie.

Les questions s’enchaînent, il pose des questions qui veulent demander plus, des questions qui te prennent un bout du cœur, mais qui en attendent l'intégralité. Tu le regardes doucement, comme si son visage n'arrivait pas à s'enregistrer, parce qu'un visage, c'est comme un moment. C'est unique et ça ne revient pas, l'instant d'avant ne reviendra jamais et celui qui n'est pas encore arrivé ne viendra plus. C'est une heure, une minute, une seconde et un jour de ta vie bien précis, qui jamais ne seras revenir. Lui, il est pareil. Unique, comme chaque être humain. Tu ôtes ton masque, tu parles doucement, tu murmures, parce que pour tes poumons, c'est plus simple, tu accompagnes tes mots de gestes, de grande chose, tu sais que ta voix bancale est douce, trop douce pour un homme.

- Chaque jour, depuis que je suis là... Tu marches, dans le couloir blanc. Puis chaque jour, tu répètes ces pas, chaque jour, tu passes devant ma chambre, chaque jour, tu ne me vois juste pas.

Les derniers mots avaient était si bas à cause de ton souffle, si bas parce que dire des choses comme ça, ça effraie tes poumons et augmente ton pouls cardiaque. Puis d'ailleurs quand tu entends tes propres mots, tu mords inconsciemment ta lèvre, parce que c'est vrai. Jamais on ne te voit. Tu es l'un parmi tant d'autres. Aujourd'hui encore tu en as la preuve. Tu vois comme les gens évite de faire attention. Le masque revient rapidement t'aider, il t'empêche de tuer tes poumons et ton cœur, mais tu le retires encore un instant simplement à la vision de tes yeux qui cherche à comprendre ce que tu as.

- Ce n'est pas moi qui meurs, c'est mon corps.


Ton masque retrouve ton visage, là, tu dois le garder plus longtemps. Pour quelle raison mettre un nom sur une maladie changera les choses, puis si on pouvait changer ton corps encore et encore, tu mourrais tard, très tard. SI tes poumons étaient indéfinissablement changeable, tu pourrais peut-être vivre presque indéfiniment, mais c'est dur.  
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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Lun 19 Juin - 16:54

Loup il demande jamais mais au final on sait quand même qu'il veut savoir. Ça se voit sur son visage, comme là maintenant, il cherche à apprendre. Il attend, il attend, mais au fond ça explose déjà d'impatience. Savoir, pas juste connaître. Savoir.

Et là il voulait savoir depuis combien de temps déjà son itinéraire pour aller embrasser Maman était surveillé par quelqu'un. Par le soleil. Il voit tout, l'astre du jour. Pourtant, personne ne peut le regarder droit dans les yeux, au risque de se blesser. C'est peut-être pas un hasard si Karel aborde la même puissance dans ses mèches rayonnantes. Puissance qui contemple mais ne laisse personne la contempler. Loup à côté de ça, c'est les abysses. L'océan profond qui fait peur dès qu'on ne voit plus les jambes, dès qu'on s'éloigne trop du récif. C'est bien, ça... Même s'il y a des bouts du soleil qui percent à travers la couche aqueuse, créant des jolies aurores boréales, il finit par y avoir un moment où on ne voit plus rien. Où c'est le noir et rien d'autre.

Il a cru avoir entendu la fin. Les derniers mots... Ceux qui se sont échoués au bord des lèvres de Karel, comme des vagues. Loup tend l'oreille, essaye de rattraper la phrase qui s'est perdue dans l'eau. Tu ne... me vois...

"Je croyais qu'on ne me voyait pas non plus."

Son regard traîne au sol, effleure les dalles qu'on ne peut pas compter sans se tromper. Loup a dit ça avec un timbre de voix qui admet la déception, mais pour envers lui-même. Non, Karel n'a rien à voir quand il s'agit des sentiments tristes que peut ressentir Loup. Jamais. Un soleil n'apporte pas la tristesse, il permet au contraire de mieux la mettre en lumière pour pouvoir la chasser. C'est ce qu'il pense quand il comprend que ses tentatives de passer inaperçu entre les murs de cet océan blanc sont vaines, que le blanc ne le rend pas si opaque qu'il le croyait. Loup c'est rien qu'un animal un peu sauvage et encore jeune qui a cru faire les choses bien, comme Maman sait le faire. Sauf que le louveteau il a pas su reproduire tout à fait correctement les techniques des plus grands.

"Mais tu es..."

Sa voix chute, s'enchaîne elle-même comme pour dire Stop! Tu en as trop dit. Mais Loup il pousse, veut dégager la voie. Il a vraiment envie de dire ces mots-là, sans penser qu'ils peuvent blesser.

"Tu fais partie de ce corps."

Derrière la constatation se cache la question: ce n'est pas vrai, Karel? Que si l'enveloppe meurt, l'esprit qui se trouve à l'intérieur, aussi? Ou bien Loup il a encore mal compris quelque chose. Il ne sait pas, il se dit simplement que s'il est possible de guérir la respiration qui fonctionne pas bien, il est aussi possible de guérir l'âme qui a mal.

"Ce que tu mets sur le visage et retire parfois... Est-ce que ça te fait du bien?"

Est-ce qu'il t'est vital? Est-ce que tu auras besoin de lui jusqu'à la fin de tes jours? Est-ce que tu meurs si tu ne le mets plus? Combien de temps ça dure l'air qui maintient vivant? Pourquoi ils ne te greffent pas ça directement dans les poumons, ça te soignerait?
Loup, Loup...
Il demande tout ça à la fois. Lui, le grand avec la face dure et sèche des hommes expérimentés. Lui qui est encore trop loin du sol pour comprendre pourquoi la vie n'est pas aussi facile à obtenir. Peut-être parce qu'il l'a en lui, parce qu'il n'a pas besoin de masque pour respirer, que l'air autour de lui vient tout seul. C'est normal pour lui, tout ça. Alors il se demande pourquoi ce n'est pas normal pour Karel.
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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Mer 21 Juin - 14:59


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Loup & Karel

La connaissance, vouloirs comprendre, apprendre, savoir. L’humain est ainsi fait, l’animal l’est aussi parfois, mais plus par curiosité, plus pour sa défensive. L’homme, parfois, lui veux simplement connaître cette chose pour avoir de quoi discuter, déblatérais, crier sur les toits. D’autre veulent savoir parce que la personne en face leur tient à cœur, parce qu’ils ont peur, parce qu’ils ne savent pas.

L’eau est absorbée par le soleil, mais le soleil serait éteint par une trop grosse dose d’eau. Peut-être que c’est pour ça que le soleil et l’océan se complète parfaitement, parce que les deux ensembles peuvent se détruire, mais ils font en sorte d’éviter ça. C’est le reste qui détruit le soleil et l’eau, c’est les humains.

"Je croyais qu'on ne me voyait pas non plus." Pourtant, toi, tu l’as bien vue, chaque jour, tu as vu ces hématomes, parfois, il y en avait moins puis le lendemain plus, un contraste sur ce joli visage. Un truc qui t’oblige à le remarquer. Loup semble triste de ne pas être suffisamment invisible, il faudrait peut-être lui dire que dans les couleurs claires, le sombre se voit d’avantage, que la peine est sombre et que les couleurs de l’hôpital sont très claires.

"Tu fais partie de ce corps." As, tu le sais, mais tu sais aussi que toi à l’intérieur, tu es bien vivant, même si ton corps meurent toi, tu vis. Que même si tes poumons sont en péril, ton cerveau et ton cœur marchent tant que tes poumons sont aidés. Qu’ils te suffiraient d’une greffe pour vivre plus longtemps, même si ça ne sera jamais suffisant. Car nous se sommes jamais satisfaits du temps qu’il nous est imparti.

"Ce que tu mets sur le visage et retires parfois... Est-ce que ça te fait du bien ?" La réponse serait non, ce n’est pas agréable, ça ne fait pas du bien, mais ça te maintient en vie, ça t’aide. C’est un peu comme un fauteuil roulant pour une personne handicapée, cela ne lui fait pas du bien, ça l’aide seulement. Tu retires l’objet qui cause la curiosité de Loup.

- Ça ne me fait pas vraiment du bien... Ça m’aide seulement.

Il te pose une flopée de question, les unes et les autres sont dévastatrices, tu es un malade avant tout, c’est l’impression que cela te donne, encore une fois. Tu comprends qu’il se questionne, tu comprends qu’il demande, mais tu aimerais que ce ne soit pas la première chose que l’on pense de toi, tant que tu es vivant.

- La mucoviscidose.

Cela répond-il à la question de ce garçon aux yeux bleu et au cœur abîmé ? Tu reposes ton masque contre tes lèvres, la fatigue te reprend un peu, tu ne veux pas te lever, tu veux rester sagement ici, le ciel se dégage et le soleil apparaît très haut dans le ciel. Bientôt les rayons du soleil recouvriront le toit, la chaleur prendra place pour que le courant d’air frais devienne chaud. La chaleur, c’est dur à supporter.

Tu regardes le garçon abîmé, tu te demandes ce qui se passe dans sa tête, s'il a envie de continuer à parler, s'il voit comme tu es vivant là, s'il espère que tu as envie de rester ? Toutes ces choses qui peuvent paraître futiles prennent du sens.  
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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Jeu 22 Juin - 23:12

Loup, il se sent respectueux des personnes qui ont les membres empaquetés dans de la soie blanche, ou ceux qui ont l'intérieur de la chair sous surveillance avec des tonnes de gélules prescrites. Parce qu'honnêtement, il n'est pas sûr lui-même qu'il pourrait encaisser la lourdeur de tant de soins. Il pense à Maman. Et il se souvient. Il se souvient l'avoir vue ne plus manger, ne se faire nourrir que par cachets et par voie intraveineuse. Une presque vie qui n'ouvre plus les yeux que pour dire Aidez-moi à en finir.

Se faire mal est tellement plus facile. Alors il ne pense pas à la guérison, Loup. Il pense juste à... à...

"C'est compliqué, comme mot."

... et voilà. Après la prononciation du mot magique, muco... mucovisc... Le mot magique, Loup cesse les questions. Instantanément. Il regarde autre part, fuit la révélation insensée (parce qu'elle n'a vraiment pas de sens à ses yeux). Au fond il se dit que c'était peut-être déplacé. Il se le dit seulement maintenant parce que Loup il fait partie de ces gens qui réfléchissent après coup, après la gaffe, après que le pot de fleurs soit tombé.
Au-dessus de leur tête, le soleil gagne l'écran céleste. La température commence à monter doucement. Les couleurs, elles ressemblent un peu à celles qui habitent le crin de Karel. C'est drôle, il a l'air de faire partie de tout ça, vu d'ici. C'est à ce moment-là que Loup se redresse, définitivement. Y a plus que ses fesses et ses baskets noires qui foulent le sol, il reste encore assit par respect pour celui qui est couché. Inconsciemment, il essaye toujours de rester sur une longueur d'onde semblable à ceux pour qui il a de l'estime, de l'attention. Loup a l'oreille tendue, écoute les bruits du matin; le bâtiment qui commence à se réveiller. Au fond de lui, tout au fond, il aimerait venir en aide à Karel. Pouvoir lui dire que Tout ira bien, que ça va mieux aller demain. Mais le problème, c'est qu'il est personne pour affirmer ça. Il a pas la blouse blanche pour rendre vraie ce genre de phrase miracle. Il a pas les documents importants sous la main, le regard sérieux et la certitude du métier. Il a rien, Loup. Rien qu'une voix qui pose des questions gênantes.

Alors il scelle la boite de Pandore qui contient les interrogations maudites. À l'instant, Loup se demande ce qu'on peut bien penser de lui. Qu'il est un garçon tout ce qu'il y a de plus en forme, avec ses jambes pour le porter, et ses bras pour s'accrocher. Il a tout ce qu'il faut, c'est ça la vérité. Pourtant il lui manque quelque chose. Ce quelque chose, il le sent qui vibre à l'intérieur de sa cage thoracique, parfois, que c'est très sec et que ça a besoin d'être nourri... Par quoi, il ne sait pas. Il sait jamais, Loup, quand ça parle de cultiver son jardin. Il est pas Candide, lui.

"J'pourrai venir voir à quoi ressemble ta chambre? J'aime bien."

Ses bras fins entourent ses jambes contre lesquelles il love sa poitrine. Loup se referme un peu, peut-être par conviction de protection, de proximité avec lui-même. Mais il regarde Karel, Karel et son masque de vie. Comme ça il est à peu près sûr que lui non plus, il lui échappera pas.
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Naela
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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Sam 24 Juin - 22:39


One more day
Loup & Karel
Si loup n’est pas certain de pouvoirs supporter d’être à la place des malades, c’est qu’il ne sait pas, il ne sait pas que de toute les places, il a la pire, la place de celui qui vit, qui voit mourir, qui se meurt de l’intérieur. Loup, c’est un garçon qui as des bleus au co(eu)rps. Il ne le voit pas loup, il ne comprend pas, mais toi, tu sais, tu connais la douleur de perdre et d’être le perdu. Tu as connu des gens qui sont partis, ces gens que dans les réunions pour gens malades se présentent, jusqu’au jour où ils ne viennent plus. « Mlle X nous a quittées. » Puis beaucoup vous quittent et beaucoup d’autres entre dans le cercle de la mort, ceux qui sont en fin de vie, qu’on sait qu’il ne leur reste pas 5 ans, pas 2 ans. Ceux qu’on ne sait pas.

Karel, tu ne sais pas que Loup n’est pas malade ou pas comme ça, mais si tu le savais, si tu savais tout, tu serais étonné, parce qu’un garçon aussi fort ce n'est pas tous les jours que tu en croises... Enfin si tu en croises beaucoup, parce que les hôpitaux en sont pleins, mais lui, lui, il est plus fort que les autres, ça se sent, ça se voit. "C'est compliqué, comme mot." La vie est compliquée, la maladie l’est aussi, pourquoi donner un nom simple à un truc aussi horrible ? Tu hoches la tête, tu penses qu’il a raison, c’est compliqué.

Loup part sur un autre sujet... Loup, Loup, Loup... T’aimes bien ce prénom, t’aime bien l’image que tu en auras des maintenant, tu aimes bien ces bleues, pour la première fois, des bleus te semblent être plus tragiques qu’ils n’en ont l’air, mais tellement plus profond, pas seulement à la surface. Tu enlèves ton masque, tu ne lui demanderas pas s'il est malade, il te le dira s'il le ressent, s'il l’est. Alors tu murmures.

- 222, ma chambre.

Tu reposes ton masque de vies contre ton visage, Loup se referme sur lui-même, une façon de dire « J’ai peur de l’attachement ? » Peut-être, qui sait ? Il serait fou de penser qu’un jour un inconnu, un inconnu destiné à partir prennent tout de même de la place au fond de nos cœurs. Parce qu’inconsciemment, on rejeté l’idée que peut-être nos meilleurs souvenirs s’envolent avec le corps d’un(e) autre.

Ta chambre n’a rien de spécial, elle est blanche, très blanche, tu ne la décore pas, parce que tu veux continuer d’avoir envie de partir, tu ne veux pas te sentir ici chez toi, tu veux que ton chez-toi sois ailleurs, loin.
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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Lun 26 Juin - 19:20

Loup il se demande ce qu'a pensé Maman au moment de lui donner son nom bizarre de Non Homme. Est-ce qu'elle s'est dit que ce serait rigolo de le voir évoluer en marge des autres? Qu'il aurait forcément eut ce caractère bestial et sauvage qu'appelle l'anticonformisme? Peut-être même qu'elle s'est dit Je l'appelle comme ça; il a le droit de faire ce qu'il veut de son nom.

"Je te vois, maintenant. Et je m'arrêterai, quand j'emprunterai ce couloir."

C'est sa manière à lui de dire "Merci". Considérer quelqu'un, admettre le fruit de son existence. Parce que Loup, on dirait pas, mais il nie beaucoup de choses. Et sa propre personne est peut-être la première.

"Dis, t'aimes les films?"

Son regard s'éclaire, ses bras se délient; Loup il a la curiosité qui monte, l'envie d'apprendre qui scintille dans ses yeux d'enfant en colère. Dès qu'on commence à parler des centres d'intérêt, son esprit s'avive, rejoint les couleurs du soleil lui aussi. S'il y a bien quelque chose qu'il aime tout particulièrement faire, c'est partager l'immatériel. Même si ça aussi, il le nie.
En attendant la réponse de Karel, il s'imagine déjà en train de rapporter pour lui son casier personnel de bandes cinématographiques (ses affaires-trésors qu'il dirait), les pellicules jalousement gardées. Karel qu'est-ce qu'il aime comme films? Quand y a de l'action? De l'aventure? De la comédie? De la romance peut-être? (ah quoique c'est peut-être pas trop le genre à Loup mais) Il veut savoir.
Le savoir, encore.
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Naela
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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Ven 30 Juin - 14:45


One more day
Loup & Karel
Un nom peut-il changer tout ? Es que le prénom que l’on donne à quelqu’un peut vraiment avoir un tel impact ? Tu es du genre à penser que oui, oui tout peut avoir ou non un impact, selon la force de caractère de l’autre, tout peut changer, perturber. Nous donnons à nos enfants un prénom pour qu’ils soit ce que nous imaginons, parfois, ils suivent ce trajet, seulement la plupart du temps, ils divaguent, créent et ne suivent pas ce fameux chemin. « Je te vois, maintenant. » Une phrase dite comme ça, une phrase reçus en plein dans le cœur. Une phrase qui soigne, mais qui est capable de blesser. Puis il te demande si tu aimes les films, comme s'il comptait effectivement te revoir, en regardent un film. Tu hoches la tête.

Oui, tu aimes les films, tu aimes tous les genres de films, sauf les tristes, tu n’aimes pas les choses tristes, tu préfères te retenir de rire pour ne pas mourir, que de pleurer pour un film. Il y a déjà suffisamment de tristesse dans le monde, pourquoi en rajouter dans les films ? Les films romantiques, tu ne détestes, tu es capable de prendre du plaisir à en voir, mais surement qu’un bon film fantastique sont tes préférés de tous. Pouvoirs rêver à des choses imaginaires, oublier la réalité. C’est le mieux que tu puisses faire.

Ton masque ôté, tu murmures « Fantastique ». Lentement, tu t’aides avec la barrière à ta droite pour te relever, tu souris en remettant correctement ton peignoir et ton masque. Un « Je dois m’en aller » silencieux.

- Je t’attendrais chambre 222. Ne m’oublie pas.

Tant que tu existeras dans les mémoires, tant qu’ici quelqu’un se souviendra de toi, tu perdureras. Tu finis par te retourner, tu dois t'en aller, tu dois retourner dans ta chambre avant que ton oxygène ne suffisent plus, avant que tu ne puisses plus jamais le revoir, avant que ton âme ne décide de se faire la malle.
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MessageSujet: Re: Elfen Lied   Sam 1 Juil - 14:10

Karel, il commence à partir. Mais d'une manière qui se veut un peu rassurante, qui dit Je vais revenir. Loup d'habitude ça le dérange jamais que quelqu'un s'en aille (même qu'il demande que ça), sauf que là ça lui provoque un pincement au niveau de son instrument cardiaque un peu fané. Et ça dit Oh non t'en vas pas maintenant... Un peu comme les enfants. Comme Loup finalement.

Alors il reste assit, il bouge pas, même pas ses bras qui restent en ventouses sur le sol, à supporter son poids. Son poids de grand garçon. Karel il le regarde partir, remettre sa tunique de soin et emporter son arme à la main. Ce qui l'aide à marcher, à tenir debout, à vivre peut-être. Et après qu'il lui ait partagé son gout pour le Fantastique, Loup il se fait déjà une liste mentale de ce qu'il pourrait lui rapporter. Des films un peu jolis qui demandent qu'à rêver devant et après, qui sont pas forcément bourrés d'effets spéciaux mais qui ont leur petit truc incroyable et impensable. Mmm mm, qu'il pense Loup.

Sa bouche se coud de silence. Il ne répondra plus l'enfant animal désormais, mais il continue d'écouter. Il entend la demande que lui fait Karel, son chasseur bienveillant. Et il y a le sourire du Oui qui se dessine sur ses lèvres.

"Oui, je n'oublierai pas."
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